Dexter travaille pour la police. Il analyse les tâches de sang. Ça, c'est son travail de jour. Mais il est également tueur en série dans l'âme. Pas facile de concilier les deux ? Sauf si l'on a un père policier qui prend le parti d'"éduquer" son tueur en série de fils, de lui donner un "code", afin que ses meurtres soient "utiles" : il ne doit tuer que des criminels avérés. Un genre de justice parallèle...
Vous l'avez compris, le principe de base est plus que cynique. Mais c'est cette ambiguïté qui rend cette série totalement passionnante.
Elle commence d'une façon très sombre, le premier épisode fait peur et on se dit que si tout est aussi glauque, on ne va pas tenir très longtemps. Puis vient le ton de la série : un ton complètement décalé, avec une musique légère, plutôt gaie, dansante et entrainante, et des personnages parfois comiques, tout cela à l'opposé de l'histoire et des actes. Et ce personnage complètement décalé aussi, ce "héros" qui jongle entre ses différentes vies : sociale au travail, meurtrier en privé, et peut-être une vie amoureuse ? Cet être qui tue mais qui nous est hautement sympathique. Comment ne pas se questionner ?
On s'attend par ailleurs à ce que la série soit consacrée à ses meurtres et à comment il les dissimule pour ne pas se faire prendre. On se dit que ça va tourner autour du fait que la police va se mettre à sa recherche, le traquer. Mais non, encore une surprise, l'histoire est tout autre ! Mais je ne la dévoilerai pas car il faut vraiment la regarder et la savourer.
Un dernier mot sur le générique, qui est un chef d'œuvre à lui tout seul, et qui résume parfaitement la série en illustrant le décalage entre la vie apparemment légère et le fond qu'elle cache.
Cette série est vraiment un bijou, à conserver dans son écrin.
Dexter – saison 1
Ce charmant jeune homme, expert en traces de sang pour la police de Miami, c’est Dexter Morgan. Professionnel méticuleux et efficace dans son travail, Dexter a aussi son petit jardin secret : c’est un tueur en série totalement dépourvu d’émotions. Des pulsions meurtrières le saisissent depuis sa plus tendre enfance, mais son père adoptif Harry Morgan, lui aussi policier, a appris à Dexter à canaliser son instinct de tueur pour le diriger uniquement sur des personnes coupables : des assassins par exemple, qui sont remis en liberté ou qui ne sont même pas condamnés. Dexter serait-il ainsi une sorte de justicier sanglant ?
Toujours est-il que notre héros se débrouille plutôt bien pour mener sa double vie et s’intégrer à la population, en se créant des relations qui lui permettent de passer pour un bon policier, un type sympa. D’autant que parmi ses collègues il y a sa soeur Deb (ou plutôt demi-soeur, la fille biologique de Harry Morgan), donc il vaut mieux ne pas faire d’erreurs.
Tout va donc pour le mieux jusqu’au jour où un autre tueur en série se met à sévir dans Miami. Un vrai méchant qui lui s’attaque aux prostituées, avec une méthode originale : il vide entièrement les corps de leur sang avant de les découper en morceaux. Tandis que la police est à cran, Dexter y voit là un artiste, un nouvel ami. Sauf que le nouvel ami s’intéresse à Dexter et lui fait savoir à travers ses meurtres, comme pour réveiller un sombre passé… S’engage alors une course-poursuite entre deux tueurs en série, Dexter ne pouvant pas forcément jouer complètement son rôle de policier sous peine de voir sa véritable personnalité dévoilée. Au fil des épisodes (12 au total, d’environ 50 minutes chaque), on s’enfonce un peu plus dans le duel, jusqu’a un terrible dénouement.
Dexter est une très bonne série (librement adaptée d’un roman de Jeff Lindsay, Ce Cher Dexter) qui souffre de vilains défauts. D’abord, le côté impassible du héros qui n’éprouve aucun sentiment, montre vite ses faiblesses, le personnage de Dexter étant obligé de faire partager des émotions, au travers des expressions de son visage, de ses gestes (on le voit donner un coup de pied dans un enjoliveur, de rage) ou tout simplement de ses phrases car son personnage est aussi le narrateur de la série.
Ensuite, il y a le message, douteux : aurions-nous affaire à un serial killer gentil ? Est-il possible de concevoir ce genre de personnes ? En punissant des assassins par le meurtre sous couvert du “oeil pour oeil, dent pour dent“, Dexter passe aussi pour une série faisant l’apologie de la peine de mort et de la vengeance personnelle en-dehors de la loi. On peut l’apprécier comme divertissement, mais sa morale dérange, et soulève des questions d’éthique, car Dexter est présenté comme un héros. Dommage, car finalement le concept de la série est plus révélateur de la société américaine que la série elle-même.
Dexter saison 2 (qui devrait logiquement être tirée du roman Dexter Revient) débute le 30 septembre aux Etats-Unis, sur Showtime.
- avis n°1
- avis n°2
Enfin une nouvelle voie dans le domaine policier. Un psychopathe (essayant de se controler et se dissimuler) qui règle les comptes aux méchants de notre société. Avouez le, nous avons tous penser un jour à en terminer avec quelqu'un pour ces actes ignobles. Oeil pour oeil...
2010-08-04
Dexter est une merveilleuse trouvaille. Vite la saison 2. - avis n°3
Difficile d'accepter le parti pris de l'histoire : le crime (en série) toléré,étudié, répété,parti prenante de l'éducation, protégé.... à condition que ...
2010-07-18
Mais on se laisse embarquer, et les pistes de réflexion ne sont pas inintéressantes.
Un générique terrifiant, tout en projections personnelles. - avis n°4
Le cofret bien quand anglais, offre la possibilité du VO VOSTFR et VF bien entendu.
2010-05-26 - avis n°5
Psychologie a la tronconeuse, l'acteur roule des yeux tres tres méchants, mais c'est normal, il est tres méchant.
2010-05-12
Scénes insoutenables pour le plaisir, chacun ses gouts.
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Je trouve que c’est une excellente série,car justement il y a un héros moralement improbable !
Je ne pense pas du tout que c’est une apologie a la peine de mort … non ce que j’aime c’est l’atmosphère unique, on arrive a le soutenir, à espérer que tout aille bien, et en même temps, on nous montre bien les crimes qu’il fait .
Bref, une série assez unique , ou il n’y a pas de gentil et de méchant, ou chaque personnage est complexe …
Justement, c’est ce côté faussement sordide qui plait! Le héros serial killer, il fallait oser. La série regorge de trouvailles visuelles et narratives extrèmement intéressantes, et le personnage principal en est l’une des plus belles. Ce petit côté ironique de la chose rend la série unique.. l’exploration de l’Homme en tant que tel est unique! Dexter est l’une des meilleures nouveautés de ces dernières années.. Comme quoi, après Nip/Tuck ( dernière série irrévérencieuse.. sur les premières saisons ), Miami découvre son côté nocturne.