Caprica – saison 1

Le spin-off de la désormais mythique série Battlestar Galactica n’aura pas convaincu. 50 ans avant BSG, Caprica raconte la vie dans la capitale du même nom, où débutent les croyances et les avancées technologiques qui mèneront à la création des cylons. Un mélange de robots-soldats, de monde virtuel, et de religion monothéiste qui dérive vers du fanatisme terroriste.

Caprica nous plonge particulièrement dans l’univers de deux familles. D’abord les Graystone, riche industrie travaillant à l’élaboration de robots pour l’armée et commercialisant également un appareil — l’holoband — permettant de s’évader dans un monde  virtuel. D’autre part les Adama, famille de Taurons (une autre colonie, donc planète, dans la mythologie de BSG) qui va se retrouver mêlée involontairement au destin des Graystone, tantôt ennemis, tantôt partenaires.

Le problème de Caprica est de ne pas avoir su reprendre correctement le formidable équilibre de Battlestar Galactica, entre action et narration. En s’attachant énormément à la mythologie pour nous expliquer la moindre coutume des colonies, Caprica délaisse considérablement l’avancée des évènements. On s’ennuie ferme à suivre le quotidien des personnes au lieu de se concentrer sur l’importance de leur personnalité et leur implication dans la genèse des cylons. Comme souvent, ce sont les derniers épisodes qui tenteront — trop tard — de rattraper le coup. Mention spéciale pour les ultimes secondes de l’épisode final, qui seront finalement plus intéressantes et plus utiles que l’ensemble des 18 épisodes constituant cette saison 1 (ou saison unique, faut-il le préciser).

Mais le filon BSG n’est pas encore prêt de s’éteindre : on attend maintenant Chrome & Blood qui racontera la première guerre entre humains et cylons, avec un certain William Adama comme personnage principal.

2 / 5
05.03.2011, L'AUTEUR :
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