Welcome to OnlikeLe public a découvert Jack Bauer alors au sommet de sa forme : directeur des agents de terrain de la cellule anti-terroriste (CTU) de Los Angeles, il devait assurer la protection d’un sénateur candidat à la présidence des Etats-Unis, tout en récupérant sa femme et sa fille, kidnappées.
Les années ont passé, la famille a évolué, les présidents se sont succédés, et l’état de Jack Bauer n’a fait que se dégrader au fil de ses actions héroïques, mais destructrices. Tant et si bien qu’à la fin de la quatrième saison, Jack était obligé de simuler sa propre mort pour échapper aux représailles de la Chine l’accusant d’avoir tué un consul asiatique (ce qui n’était pas faux, puisqu’il dirigeait l’équipe qui a mené le raid à l’ambassade).
C’était donc un Jack Bauer officiellement décédé qui faisait ses adieux par téléphone à l’ancien président David Palmer, étant dans la confidence à propos de la fausse mort du héros, tout comme trois agents de la CTU proches de Jack : Tony Almeida, Michelle Dessler et Chloe O’Brian.
Et voici, 18 mois plus tard, alors que Jack était devenu Frank Flynn, un ouvrier de chantier dans le désert du Mojave, des évènements exceptionnels vont venir détruire sa couverture : les assassinats de David Palmer (par un sniper) et de Michelle Dessler (par une bombe sous sa voiture). Tony est dans un état critique après l’explosion, et Chloe, elle aussi visée, parvient à s’éloigner du danger et décide d’informer Jack. C’est le retour de ce dernier à Los Angeles, pour enquêter sur la mort de ses amis alors qu’il est en réalité le principal suspect au coeur d’un complot contre lui.
Une cinquième saison qui commence donc par un grand coup de ménage très attendu. La série avait au moins besoin de cela pour se remettre sur les rails, après une quatrième “journée” plutôt décevante. Au début de cette nouvelle saison en tout cas, la mayonnaise prend…
Premier quart de saison
Les six premiers épisodes partent donc de la mort de David Palmer, sur le point de révéler l’implication d’un membre de l’administration du Président Logan avec des terroristes. Il s’agit de Walt Cummings, premier conseiller. En réalité, la prise d’otages dans un aéroport par ces terroristes a pour but de masquer le convoi de tubes de gaz neurotoxique mortel, le Sentox, des Etats-Unis vers la Russie. Les terroristes sont des séparatistes (tchétchènes ?). Mais les traîtres sont démasqués et le convoi finalement détourné : les terroristes ont désormais l’intention de répandre le gaz sur le sol américain, tuant des centaines de milliers de personnes…
Moitié de saison
Finalement, les terroristes dirigés par un certain Vladimir Bierko trouvent une autre solution : tuer le président russe alors qu’il rentre de la signature du traité de coopération avec les Etats-Unis. Mais l’attentat échoue de justesse, alors ce sont d’autres cibles qui sont en ligne de mire : un hôpital (mais Curtis Manning isole le tube de gaz juste à temps), et puis, coup de tonnerre à la fin du douzième épisode, la cellule anti-terroriste de Los Angeles elle-même ! Cette moitié de saison s’achève ainsi par de nombreuses victimes à la CTU dont un personnage principal : Edgar Stiles, qui s’écroule devant les yeux des autres personnes mises en sûreté dans certaines pièces isolées. D’ailleurs, à l’occasion de ce décès, le décompte à la fin de l’épisode ne sera pas entendu, comme cela avait été le cas avec la mort de Ryan Chapelle dans la saison 3.
Mais ce n’est pas fini bien sûr : il reste des pistes à explorer et surtout celle de Christopher Henderson, ex-cadre de la CTU, qui a vendu le gaz aux terroriste et qui tient tête à l’interrogatoire car s’il parlait ce serait l’ouverture d’une véritable boîte de Pandore ; alléchant… Notons aussi que Kim Bauer est revenue à la CTU à la demande de son père, et que dans l’Administration du président Logan, l’hypothèse de l’application d’une loi martiale préventive fait son chemin…
Trois quarts de saison
Les épisodes 13 à 18 vont jouer la transition entre la trame scénaristique du début et celle de fin. Les décès se succèdent (Lynn McGill, Tony Almeida) Kim Bauer quant à elle repart de la série après sa brève apparition. Christopher Henderson s’échappe. Pour les terroristes, il s’agit désormais de libérer tout le gaz dans une usine de distribution (de gaz donc, l’usine Wilshire). La loi martiale est décrétée, la CTU va voir son personnel remplacé, et Wayne Palmer découvre que son frère a été tué car il connaissait l’implication d’une personne haut placée dans la menace terroriste : il s’agit du président des Etats-Unis lui-même, Charles Logan.
Jack Bauer va réussir à empêcher la contamination du gaz à l’usine et va aider Palmer à mettre la main sur la preuve impliquant Charles Logan et Christopher Henderson : une communication téléphonique entre eux. Une fois cette preuve en leur possession, Jack la remet à James Heller (le père d’Audrey) secrétaire d’Etat à la défense, qui va vouloir forcer Logan à démissionner. Mais malheureusement, Henderson va récupérer la preuve au dernier moment ; Logan en position de force va démentir et renvoyer Heller. Cependant, de plus en plus de personnes commencent à être informées de la situation et à avoir des doutes : Aaron Pierce (qui a disparu), Martha Logan, Mike Novick, Chloe O’Brian qui s’est réfugiée chez Bill Buchanan pour continuer d’aider Jack. La traque de la preuve continue…
Fin de saison
La preuve va de nouveau être récupérée et ramenée à la CTU pour destituer le Président Logan. Pour ce dernier, il semble bien que ce soit la fin, mais au bord du suicide il trouve un ultime allié : Miles Papazian, opportuniste, détruit l’enregistrement à la CTU et se retrouve muté à la Maison Blanche.
Comme un malheur n’arrive jamais seul, Vladimir Bierko s’échappe et décide de frapper un grand coup : il va se servir d’un dernier tube de gaz neurotoxique pour prendre le contrôle d’un sous-marin russe et lancer plusieurs missiles sur le sol américain. Juste à temps, Jack aidé par Christopher Henderson vont les en empêcher. Mais ça sera aussi la fin pour Henderson, tué par Jack.
Du côté de la présidence, on s’organise. Martha Logan sauve Aaron Pierce de la mort (il était retenu, mais refusait de servir Logan depuis qu’il connaissait son implication). Les deux mettent Mike Novick au courant. Il va s’agir d’obtenir des aveux puisque la preuve a été détruite. C’est Jack qui s’en charge, emmenant Logan dans une imprimerie désaffectée, il l’interroge mais ne parvient pas à le faire parler. En réalité, il avait discrètement glissé un micro dans son stylo, et le Président se trahira lui-même dans une colère contre son épouse Martha.
Une belle fin pour tout le monde donc, ou presque. Car alors qu’il pensait recevoir un appel de sa fille Kim sur une cabine téléphonique dans l’imprimerie, Jack tombe dans un piège et se retrouve kidnappé par des agents chinois au service de Cheng Zhi, le haut fonctionnaire de la saison 4 qui veut venger la mort de son consul. Jack, tabassé, se retrouve sur un bateau-cargo à destination de Shangaï. Fin de saison !
24 renoue avec le succès. La qualité de cette cinquième saison est incontestable par rapport à la précédente. La série a encore réussi à surprendre le spectateur par quelques rebondissements inédits. De toute évidence, la saison 6 ouvre grande la porte des spéculations et des nouveautés. Il serait dommage de retrouver l’action sur le sol de Los Angeles maintenant que Jack a été emmené en Chine. Si les scénaristes et plus généralement la nouvelle équipe parvient à rebondir sur ce dénouement original, cela devrait replacer définitivement 24 au rang de meilleure série d’action de tous les temps.

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Warner Bros avait passé quelques années à l’ombre après l’échec ( amplement justifié ) du Batman & Robin de Joel Schumacher. Les rumeurs les plus folles avaient courues sur la relance de la franchise : Darren Aronofsky, Clint Eastwood devaient tour à tour reprendre le Cape Crusader pour en faire des versions plus adultes. Fini le temps du grotesque et du cirque institué intelligemment par Burton ( très sombre ) mais maladroitement repris par Schumacher qui a transformé Batman en drag queen flashy au costume moule burnes. Bref, tout n’était pas à jeter dans Batman Forever, mais le quatrième avait ravagé Gotham devenu une cité baroque aux architectures irréalistes. Un fantasme finalement trop grand guignolesque pour rendre hommage à un héros finalement torturé et sombre. Burton y avait apposé sa patte, Christopher Nolan se contente de reprendre le personnage issu des comics dans une version sobre et élégante. Du Vingt et Unième siècle dans toute sa splendeur, en somme..
Batman Begins reprend donc tout à zéro. Bruce Wayne vit dans le traumatisme de ses parents assassinés, et cherche une rédemption dans l’accomplissement d’un devoir de mémoire qu’il doit à son père. En cela, Gotham City incarne toute sa vie ; splendeur des temps anciens, et décadence de la modernité. A une citée gangréné par la pègre et la corruption, le “fils de” décide de se consacrer à son rétablissement. Ce qui passe par un chemin de croix que le premier films de Nolan aura maladroitement décrit, entre façonnement d’un héros face à des adversaires extérieurs, et construction du mythe Batman. Avec le recul, si on peut reconnaître des faiblesses au script, c’est surtout l’occasion que se donne le réalisateur de se construire un prologue à son Batman. Un justicier obscur, roi de la nuit, qui pourchasse les criminels et les caïds de la ville pour expurger Gotham de sa vermine. Pas de superhéros ici, ni de superméchant. Juste les représentations du Bien et du Mal sous leur forme les plus communes, et un “Vigilante” qui se donne pour mission de nettoyer tout cela. Une charge personnelle pour Bruce, issue de son traumatisme, et qui incarne la seule façon pour lui d’anéantir ses propres démons : guérir la ville sera son salut.

En cela, on découvre un Batman moins grandiloquent, guidé par des règles très précises, et en constant équilibre sur le fil ténu de la justice. On découvre dès les premières minutes du Dark Knight ce rôle de gardien de Gotham. Pourchassant un Epouvantail devenu revendeur de drogues, le Batman est un mythe pour les citoyens de Gotham City ; tantôt légende, tantôt réel, il disparaît et réapparaît tel un fantôme. Régulant le crime, il lutte constamment contre la pègre et la mafia. Son combat n’étant pas aveugle, il se découvre un alter aego diurne en la personne d’Harvey Dent, le nouveau procureur de la ville ( appelé le “chevalier blanc” pour son combat contre la mafia ). Et pensant son rôle terminé, Bruce est prêt à rendre les armes. On quitte ici le mode superhéros pour se rapprocher des films de justiciers plus classique ; pas question de combattre pour la gloire ou la reconnaissance, Batman en deviendrait presque un fonctionnaire de la Justice, en semi retraite dès qu’un remplaçant potentiel se fait jour. Le deuxième film de Christopher Nolan exploite donc cette dualité, entre un vigilant nocturne et son futur remplaçant, au visage public, qu’un certain milliardaire va tout faire pour placer sur un piedestal afin de sauver la ville.. jusqu’à l’arrivée d’un certain Joker.
Le Joker n’est pas un bouffon de première catégorie. Les frères Nolan le replacent dans le même contexte comme un anarchiste ultime, véritablement sans foi ni loi. Comme le souligne Alfred, il n’y a pas ici de règles à respecter, ou de contre mesure assez efficace pour le freiner. La lutte que mène dès lors le Cape Crusader pour arrêter son arch nemesis sera sans fin. Et va même au delà ; comme le souligne le personnage sublimement interprété par feu Heath Ledger, Le Joker et Batman s’équilibrent. L’un cherche le chaos, l’autre la paix. Le premier sème la terreur et l’anarchie là où le deuxième tente justement de les anéantir. Blanc et Noir, Yin et Yang. Pas de question d’honneur ou d’argent ici, seul compte les faits. On ne saura d’ailleurs jamais vraiment qui, quoi, comment est le Joker. Finalement il n’est que le symbole une nouvelle fois de Gotham City, là où Batman est l’espoir d’un avenir meilleur. Ils ne sont pas en soi les solutions au problème de la ville, mais des éléments de sa possible résurrection. D’ailleurs Bruce Wayne mise tout sur son éventuel remplaçant, mais ce dernier se voit berner par les plans diaboliques du Joker et tombera du mauvais côté pour devenir un être aux ambitions et aux desseins ambigus ; Double Face.
The Dark Knight parle beaucoup d’espoir, de chance et de rédemption. Ses personnages portent le poids de leurs erreurs et de leurs gestes. Le film nous plonge au final dans un monde très réel, et dans un tournant très post 9-11 essaie de démontrer que l’avenir peut être meilleur. C’est d’ailleurs une pointe d’optimisme qui clôt la dernière grande séquence du film avant un final plus succinct sur Double Face. Une mise en scène entre deux groupes d’individus ( des citoyens lambdas et des prisonniers en transfert ) qui démontre un peu ironiquement que Gotham va vers un avenir plus rose.. Même si la scène est maladroite, l’idée est bien là. Et si le Dark Knight un peu amer voit le poids de son combat lui resté sur les épaules, c’est sans hésiter qu’il repart au combat. Encore plus sombre et torturé qu’avant, mais à part lui qui peut donc représenter l’espoir de Gotham??

The Dark Knight n’est pas un film parfait, loin de là, mais est un grand film dans tout ce qu’il représente. Si on peut y trouver bon nombres de petits défauts, toutes ses qualités les rattrapent. Épopée tortueuse nous entraînant dans les bas fonds d’un monde pourri jusqu’à l’os, le salut ne peut venir que d’un homme qui ne vit plus que pour apaiser son besoin de justice. Une quête jusqu’au boutiste, solitaire, qui l’amènera à se confronter à ses démons et ceux d’une ville sans règles ni limites qui s’incarne ici dans un personnage incarnant à lui seul le Chaos. Avec le risque de tomber au niveau du Joker, Batman pourra t-il continuer à rester en dehors des eaux troubles de Gotham?
A coup sûr le film de l’année!
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© 2008 Onlike. v5.4 | 42 requêtes. 1,037 secondes. Vous êtes connecté à Onlike, merci.
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