Skins – saison 1

Avec Skins, la Grande-Bretagne nous a encore gratifié d’une série de grande qualité et surtout sans retenue. Les tribulations de cette bande de lycéens de Bristol, qui sont principalement axées sur le sexe et la drogue, permettent un double niveau de lecture qui fait de Skins bien plus qu’une simple série sur la débauche de la jeunesse.

Car ce qui ressort, c’est qu’il y a du beau et du bon dans cette période lycéenne parfois franchement écoeurante et dégoutante. Oui ça baise, ça se défonce, ça boit et ça vomit, mais il serait dommage de n’en rester qu’à cette couche superficielle. Skins traite aussi de l’échec scolaire, des troubles alimentaires, des relations avec les parents, des questionnements sexuels, bref de toutes les préoccupations qui peuvent traverser l’adolescence.

Mais ce qui fait aussi de Skins une série attachante, c’est la psychologie des personnages qui y est ultra-développée, comme rarement. On compte huit protagonistes principaux et aucun n’est laissé de côté. Le casting est de grande qualité et l’on peut y trouver notamment deux visages connus : Nicholas Hoult qui jouait le petit dans Pour un Garçon avec Hugh Grant, et Dev Patel, le héros de Slumdog Millionaire (et prochainement au cinéma dans Avatar), révélé par Skins donc. La palette des héros est tellement large qu’il sera difficile de ne pas s’identifier à l’un d’eux.

Chaque épisode de la saison (neuf pour cette première) se concentre sur un personnage tout en l’incluant évidemment dans les aventures de la bande. On ne se lasse pas, et jamais les scènes les plus ‘trash’ sont gratuites.

Skins n’est donc pas seulement qu’une série pour ados, loin de là. S’appuyant du côté d’une référence évidente comme Californication, elle y ajoute une dose de réflexion bien plus poussée et nous montre comment se construit la personnalité aux travers des épreuves et des expériences. Une véritable réussite télévisuelle.

  1. internaute inconnu
    avis n°1

    Je ne reviendrai pas sur les qualités exceptionnelles de cette série tant sur le plan du style que de la mise en scène, du rythme ou de ses personnages.

    En revanche, je tiens à attirer l'attention sur la version DVD de Skins : pour des problèmes de droits, malheureusement, la bande musicale de la série a dû être entièrement modifiée, ce qui fait que vous ne vivrez pas la même expérience selon que vous découvrirez la série dans sa version initiale diffusée sur la chaîne anglaise E4 ou dans sa version DVD expurgée de ses musiques qui lui ont donné tout son caractère. Car une des forces de Skins, c'est bien sa bande originale exceptionnelle et son utilisation grandiose avec l'image et le montage. Elle en donne toute l'émotion et toute la puissance. On sent bien que les plans et le montage ont souvent été composés en symbiose avec la musique. Et il faut reconnaître que la version DVD perd sacrément en tout : émotion, style et beauté. Les titres phares électro, rock, rap, hip-hop se transforment en vagues essais électroniques instrumentaux quelconques qui sonnent vraiment comme de la musique de remplacement. Même les sublimes chansons interprétées à l'image par le personnage Tony ont changé (plus ou moins les mêmes paroles mais musique différente !)...

    A se demander si les maisons de disque se rendent compte qu'à jouer ainsi sur les droits, elles ne font qu'étouffer les artistes qu'elles s'imaginent promouvoir, en limitant leur diffusion. J'avais failli me précipiter sur les DVDs et heureusement que je ne l'ai pas fait sans quoi j'aurais été terriblement déçu et ils auraient fini à la poubelle. Avis aux amateurs.

    2010-02-16
  2. internaute inconnu
    avis n°2

    Série à recommender pour ceux qui aiment rentrer en profondeur dans la vie d'une bande de jeune ados qui goutent un peu à tout ce qui passe. Très bonne série. Vivement la saison 3

    2009-11-22
  3. internaute inconnu
    avis n°3

    C'est décalé, parfois amusant mais surtout triste et sans réel espoir... Une série anglaise quoi !
    Des ados qui cumulent les problèmes existentiels ou familliaux avec une réelle volonté de ne pas voir l'avenir...
    A voir car ça nous renvoit à la tête les problèmes générationnels actuels que nous sommes trop vieux pour comprendre.

    2009-11-17
3.5/ 5
note du web:cette note des internautes pour cette série ne représente pas celle d'Onlike, tout comme les avis au-dessus. Vous pouvez donner votre propre avis ci-dessous dans les commentaires.

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