Glen Hansard (& friends) – Centre Culturel Irlandais de Paris

13 juillet 2017

Glen Hansard, c’est un artiste qu’on aime beaucoup ici (et surtout ). L’artiste pop-folk irlandais a le charme et le son de la vieille Irlande, et l’art de bien s’entourer. Son passage discret au Centre Culturel Irlandais (5e arrondissement de Paris) en ce mois de Juillet un soir au ciel irish (beau mais couvert) était l’occasion de le découvrir seul sur scène, presque intime et totalement généreux. Comme d’habitude.

Un concert de Glen Hansard ne commence jamais vraiment comme les autres. Si vous étiez patient (ou au contraire, impatient), vous auriez pu le voir partir pour un concert de rue un brin improvisé, entouré d’un quatuor de musiciens iraniens. Une rencontre artistique qui est le fruit de sa résidence sur Paris, où il aura résidé deux semaines avant ce 12 juillet. Hansard investit une petite place parisienne pour enregistrer un concert à emporter, empruntant des chaises dans le restaurant en face (il les rendra lui-même), et quelques minutes de musique sans artifice mais déjà beaucoup d’énergies. Jolis cadeaux pour les premiers fans du soir qui auront marché avec lui quelques minutes.

One gig before the other. 🍀🎼 #glenhansard #live #music @centreculturelirlandais

A post shared by onlike™ (@onlike) on

De retour au Centre Irlandais, le concert se fait très ponctuel. Au détour de 90 minutes solo (un set court pour le monsieur), Hansard nous emmène dans son univers. Remerciant tour à tour ses hôtes, mais aussi Hemingway qu’il a redécouvert durant son séjour, il enchaîne les titres et les anecdotes. Pêle-mêle ses lectures, ses influences (une reprise de Woody Guthrie sur.. le père de Donald Trump, l’occasion d’écorner l’actuel Président des Etats-Unis), un brin de Gainsbourg, sa volonté d’aider les sans-abris de Dublin…

Plein d’humanité, quelquefois maladroit, Glen Hansard n’offre pas un concert lisse et sans surprises. Le voir rejoint ensuite pour 30 minutes supplémentaires avec ses nouveaux amis iraniens et une chanteuse lyrique ouvre cette fin de concert en mode jam session (presque) improvisé, mix culturel finalement assez logique. Hansard n’aime peut-être pas avoir toute l’attention du public : il la partage avec joie. On devrait en tirer quelques leçons.


13 juillet 2017

NEXT | show must go on