BRNS, à tue-tête au Trabendo

BRNS, à tue-tête au Trabendo

🕘 6 décembre 2017

Les Bruxellois de BRNS sont apparus pleins d’assurance et de maturité sur la scène du Trabendo à Paris. L’assurance et la maturité, c’est ce qui les caractérise depuis leur premier album Wounded  (2012) et son fameux single Mexico qui les a propulsé au rang de « groupe indé à suivre ». Après la parution de l’EP Holidays cet été et la sortie à l’automne de leur petit troisième Sugar High  il n’y a plus lieu de douter ni de leur talent ni de leur capacité à se renouveler, tout en restant fidèles à leur univers : un rock sensible, brut et tapageur. Les harmonies et arrangements sont tranchants comme les coups de baguettes assénés par Tim Philippe à la batterie. Il assure non seulement ses partitions de batterie avec brio mais aussi le lead vocal. C’est en grande partie sur la batterie que repose le génie de BRNS. Que ce soit sur My Head is Into You (extrait de l’album Patine) ou sur les nouveaux morceaux Forest ou Encounters, le coup de baguette n’est jamais timide. Ce concert au Trabendo est un des premiers avec Lucie Marsaud (claviers) qui vient de rejoindre le groupe. Lucie apporte une touche féminine à plusieurs titres sur lesquels elle double la voix de Tim Philippe, par ailleurs elle joue aussi de la flûte traversière. Le mieux c’est encore de les laisser parler de leur travail :

« Doux jésus, laissons l’expression cathédrales pop aux hipsters barbus! Après le succès de Patine bousculant les étiquettes post-machin-chose, les Bruxellois gagnent en assurance. Plus fun, plus éclaté, l’EP et l’album ont été composés dans un esprit nineties. Sous la houlette de Tommy Desmedt (Girls in Hawaii, Robbing Millions), le groupe a pris le temps de se poser. Multipliant les synthés beau bizarre, la ligne directrice demeure: une forme de collage pop instinctif dont le groupe ne s’est jamais caché, où les mélodies bourgeonnent sur des structures un peu cassées (Forest, So Close). Avec un bouquet de morceaux plus directs (Home, Pious Platitudes), moins concept, peut-être moins dark aussi, BRNS étend encore ses ramifications. Tu feras juste gaffe aux épines lorsque, à la deuxième ou troisième écoute, se découvrent d’autres arrangements, d’autres subtilités. De la pop sur laquelle tracer puis brouiller les pistes. Effrontément. Sugar High ! » en lire plus sur le site de BRNS

Il faut quand même dire que BRNS est éminemment sympathique, sur scène comme sur leurs réseaux sociaux sur lesquels ils transmettent beaucoup de leur intimité de groupe avec autodérision et simplicité. C’est grâce au « darknet » qu’ils se sont fait connaître, ils continuent donc à jouer à ce jeu gagnant. Ci dessous le clip de Forest, dernier en date, qui donne un bon aperçu de l’univers visuel et graphique de BRNS.

Crédit photo Geert de Taeye – Site | Facebook | Bandcamp


🕘 6 décembre 2017