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UNKLE – War Stories

Comme à chaque album du collectif UNKLE (nous en sommes au troisième), les crédits ressemblent au bottin mondain de la musique et l’ensemble s’avère impressionnant. Pour War Stories, nous avons en plus le grand luxe de la cohérence, avec des morceaux souvent progressifs qui sortent la grosse artillerie musicale, et ce dès l’instrumental Chemistry (après la courte intro vocale mais déjà sympathique), titre bien chargé en riffs acérés. James Lavelle (fondateur et membre permanent d’UNKLE) nous fait profiter de sa voix proche de celle de Moby (sans insulte aucune) sur Hold My Hand, mais Josh Homme (des Queens of the Stone Age, un habitué du collectif) fait encore mieux sur l’excellent Restless qui se hisse au top des morceaux de l’album. Plus gentillet, Keys to the Kingdom (chanté par Gavin Clark, du groupe Clayhill) laisse une moindre impression. On remonte en revanche d’un cran avec Price You Pay (et l’illustre inconnu Richard Price, ce qui explique peut-être le titre), plus calme mais aussi plus habité. Burn My Shadow est la première rencontre avec les sublimes sonorités de Ian Astbury (ex The Cult), que l’on retrouvera sur le morceau final. Vient ensuite Mayday, où la voix de Liela Moss (The Duke Spirit) prend des tournures de Björk pour un morceau au rythme de marche militaire qui écrase tout sur son passage, mais qui malheureusement rate lamentablement sa fin, trop sèche.

Autre morceau plus calme, Persons & Machinery (avec le groupe Autolux) envoute son auditeur grâce aux voix (notamment les choeurs) et aux sons de clochettes; une construction qui n’est pas sans rappeler la participation du groupe Midlake sur le dernier album des Chemical Brothers. Twilight, malgré la présence de 3D (Massive Attack) ne s’impose pas absolument pas, tout comme Morning Race et Lawless qui ont également beaucoup de mal à rivaliser avec le début de l’album. Il faut donc attendre les retours respectifs de Gavin Clark et Ian Astbury pour clôturer en beauté War Stories : Lawless doit beaucoup à sa voix et sa rythmique, tandis que When Things Explode sonne la fin d’une guerre qui semble se réveiller sur un champ de bataille en cendres. “All is forgiven“, nous murmure-t-on en guise de fin; ou presque, puisqu’un sympathique morceau instrumental se déroule ensuite, toujours dans un esprit d”un conflit terminé. La reconstruction commence?

Pas de doute, avec War Stories, UNKLE signe l’un des albums de l’année dans son genre si spécial. Même si l’on ne sait jamais à l’avance ce que vont donner les participations des membres, sur ce disque en tout cas, c’est une vraie réussite.

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  1. internaute inconnu
    UNKLE

    UNKLE est un collectif de trip-hop/abstract hip-hop qui a vu le jour dès les débuts du label Mo'Wax sous la tutelle du producteur James Lavelle. À l'origine appelé U.N.K.L.E., le nom du groupe perd ses points lors de la sortie de son premier album. Chronologie C'est James Lavelle, patron du jeune label Mo'Wax, qui eut l'idée de ce collectif. Il souhaitait faire de U.N.K.L.E. un ambitieux mouvement de l'Abstract hip-hop, jeune courant musical. Il réunit alors Tim Goldsworthy, Kudo (du collectif japonais Major Force) et James Lavelle qui produisent entre 1994 et 1997 une série de maxi. De nombreux DJ sont conviés, comme Geoff Barrow de Portishead. Le collectif se fait quelque peu oublier, puis réapparaît en 1998 pour la sortie de leur premier album, Psyence Fiction, où Tim Goldsworthy et Kudo ont été remplacés par DJ Shadow. Thom Yorke de Radiohead, Mike D des Beastie Boys et Richard Ashcroft ont participé à l'album. En 2004, nouvel album (Never, Never Land), mais cette fois-ci, c'est Richard File qui a pris la place de Shadow. 3D de Massive Attack ainsi que Ian Brown et Josh Homme de Queens of the Stone Age sont conviés. Lavelle fait également participer deux groupes du label : South et The Psychonauts. Style, revendications, esprit Le collectif U.N.K.L.E. se veut expérimental et hors des sentiers battus de la musique contemporaine. L'utilisation de samples d'origine très diverses (se croisent par exemple sur le même mix The Beatles, DJ Shadow et DMX) remaniés afin de permettre à l'amateur une écoute fondamentalement divergente des morceaux originaux, le rend éclectique et imprévisible quant à la parution et surtout au contenu de ses albums. Le respect du droit de copyright ou de propriété intellectuelle reste visiblement quant à lui à l'opposé des idéaux du groupe. Aucune mention légale n'est observable sur la plupart des albums que celui-ci revendique, à l'exception des plus connus et commercialisés ; de façon assez logique, ceux-ci ne sont pas signés et une bonne partie ne se distribuent plus qu'en bootleg ou sur des réseaux pirates. Le genre général est résolument électronique, mais sans particularisation notoire : s'entremèlent au fil des morceaux des ambiances pouvant se rapprocher de la Trance, du Trip-hop ou encore des lyrics résolument Hip-Hop. On notera plusieurs références cinématographiques engagées, dont THX 1138 de George Lucas, ou Orange mécanique, de Stanley Kubrick. Discographie * Psyence Fiction 1998 (Mo'Wax / A&M) * Never, Never, Land 2004 (Island / Mo'Wax) * Edit Music for a Film 2005 (UNKLESounds) - 2CD * Self Defense - Never Never Land Reconstructed and Bonus Beats 2006 (Global Underground / Mo'Wax) - 4 CD * War Stories 2007 Site officiel : http://www.unkle.com/ User-contributed text is available under the Creative Commons By-SA License and may also be available under the GNU FDL.