Retour triomphal pour The Shins avec Port of Morrow, qui n’ont rien perdu de leur superbe et s’imposent à nouveau comme l’un des plus grands groupes de pop — au sens noble du genre musical — du XXIe siècle.
Comme souvent, l’album est court (10 pistes, 40 minutes) et oscille entre des titres punchy (The Rifle’s Spiral) et des ballades plus intimistes (It’s Only Life, September). Et bien sûr, bien sûr, la voix impeccable de James Mercer, qui porte avec fierté l’ensemble des morceaux, avec Simple Song comme étendard. Mais tout cela va vite, trop vite parfois, pour bien « assimiler » Port of Morrow et les petites subtilités sonores qu’il recèle, comme c’est le cas notamment sur Bait and Switch.
En-dehors peut-être d’une seconde moitié d’album qui ronronne un peu jusqu’au très bon final 40 Mark Strasse / Port of Morrow, rien à redire sur ce nouvel opus de The Shins. Comme si les années ne les entamaient pas. Comme si le groupe était indétrônable dans son style. Tant mieux ?
4.5 / 5