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The Rakes – Klang!

the-rakes-klangCe qui marque le plus chez The Rakes, ce n’est pas tant la musicalité de leurs morceaux mais plutôt leur incroyable sens du rythme. C’est encore confirmé avec Klang!, troisième album percutant aux guitares affutées.

Klang!, album court (10 pistes dont la plus longue fait 3’20”) est donc un disque intense qui ne laisse que peu de répit. Dès You’re In It le titre d’ouverture, on est dedans (comme quoi le morceau porte très bien son nom). Les notes désacordées sur The Woes of the Working Woman, les “lalala lalalaa” sur 1989… on parcourt le disque à la vitesse de la lumière (ou plutôt du son) pour constater qu’il n’y pas de baisse de régime. Bien au contraire on arrive progressivement à l’un des meilleurs titre, The Light From Your Mac, paradoxalement l’un des moins rythmés, et pourtant.

Muller’s Ratchet et The Final Hill parachèvent en beauté Klang! et l’on se dit que parfois, il ne sert à rien de tartiner de longues minutes avec plein de morceaux pour faire passer la musique. The Rakes l’ont compris dès le départ.

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  1. internaute inconnu
    The Rakes

    Originaires du quartier de Whitechapel, dans l’est de Londres, The Rakes (« débauchés », « libertins ») se créent en 2004 autour du chanteur Alan Donohue, un ancien étudiant en biologie. En trois albums, The Rakes a révélé un rock nerveux et soudé, dont témoigne le solide Klang en 2009. Comme beaucoup d’autres groupes issus de la scène indépendante anglaise du début des années 2000, ces street lads très soucieux de crédibilité affichent de fortes influences punk et new wave (Joy Division, The Clash, les Buzzcocks, les Undertones ou Gang of Four), sauf que contrairement à la majorité de leurs confrères, ils se revendiquent presque du prolétariat et abordent volontiers dans leurs chansons (aux textes souvent très réalistes) des thèmes comme « l’amour, le sexe, le chômage et l’amour », selon leurs propres termes. Un premier album, Capture/Release, se classe vaillamment à la 32ème place du top anglais, et la scène leur permet très vite de se faire plus qu’un nom, le public les remarquant lors de leurs tonitruants concerts d’ouverture pour Franz Ferdinand et Bloc Party, formations auxquelles ils volent souvent la vedette. En 2006, ils participent à l’album-hommage à Serge Gainsbourg, Mr. Gainsbourg Revisited, où ils reprennent brillamment « Le Poinçonneur des Lilas » sous le titre « Just A Man With a Job », leur version étant un des meilleurs moments du disque. Leur œuvre suivante, Ten New Messages, et la tournée qu’ils effectuent avec Klaxons en première partie confirment en 2007 qu’ils font plus que tenir leurs promesses en matière de réussite artistique et que même si leurs débuts n’ont pas été aussi « vendeurs » que ceux des autres jeunes groupes anglais, ils seront peut-être les plus à même de tirer les marrons du feu. Le troisième album, Klang (mars 2009), enreigstré dans ancien studio de radio à Berlin, confirme The Rakes comme un groupe majeur de la scène anglaise, doté d'un son anguleux et nerveux à souhait. En octobre 2009, le groupe se sépare. User-contributed text is available under the Creative Commons By-SA License and may also be available under the GNU FDL.