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Sophie Hunger – Monday’s Ghost

Premier album de cette singer-songwriter suisse, Monday’s Ghost a le mérite d’installer tout de suite l’auditeur dans le registre folk de Sophie Hunger. Peut-être un peu trop bien installé d’ailleurs, car le début de l’album est de loin la meilleure partie de l’ensemble. Un trio de pistes (ShapeRound and RoundThe Tourist) qui constitue la meilleure promotion pour l’artiste, laissant ensuite le reste à plus de diversité instrumentale (harmonica, flûte, trompette…)

Mais d’une façon générale, l’énergie dévoilée au début du disque s’essouflle lentement à mesure que les titres s’enchaînent, et c’est finalement dommage car ces pistes plus calmes sont présentes en grande majorité. L’influence de Jeff Buckley y est néanmoins très présente comme sur le morceau éponyme Monday’s Ghost, où un mélange de rage et de tristesse s’empare à la fois de la voix et de la musique. Plus loin, Sophie Hunger se rapproche plutôt de PJ Harvey avec The Boat is full, tandis que sur Walzer Für Niemand, elle rend hommage à sa langue maternelle en chantant en allemand (au cas où vous ne l’auriez pas deviné dès le titre).

Il n’empêche, en glissant lentement vers la douceur — et a fortiori en se “débarrassant” des pistes les plus rythmées dès le début — Monday’s Ghost fait un choix et prend un risque : celui de ne pas satisfaire complètement ceux qui auront été séduits par le démarrage. A l’inverse, elle saura combler les amateurs d’acoustique à la recherche d’intimité et de proximité avec l’artiste.

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  1. internaute inconnu
    Sophie Hunger

    Le parcours de Sophie Hunger ressemble à un conte de fées. Encore totalement inconnue il y a deux ans, la chanteuse suisse de 25 ans a depuis franchi les étapes à un rythme soutenu. Des Young Gods à Stephan Eicher, en passant par le trompettiste Erik Truffaz, de nombreux musiciens de renom l’ont invitée à partager la scène avec eux. Une reconnaissance fulgurante que Sophie Hunger doit aussi bien à son talent qu’à un incroyable bouche-à-oreille. Enregistré at home en quelques jours, son album Sketches On Sea a rapidement séduit critiques et musiciens, avant de rencontrer un plus large public. Jusqu’à faire dire à Libération qu’elle « ne devrait plus rester longtemps un des secrets les mieux gardés de Suisse », suite à sa prestation remarquée lors de l’édition 2008 du festival Eurosonic. Quelque part entre Norah Jones et Cat Power, Sophie Hunger invente un songwriting à la fois moderne et traditionnel, qui repousse les frontières musicales. Sketches On Sea dévoile ainsi des sonorités folk, jazz ou soul, esquissant les contours d’un univers aux allures d’auberge espagnole, habité par une voix d’exception, mature et fragile à la fois. Des inflexions multiples que la jeune Zurichoise magnifie encore sur scène, variant les ambiances et les tempi avec une aisance rare, passant d’un blues sautillant à des ballades plus intimistes au piano. Parfaitement représentative de l’esprit dans lequel travaille Sophie Hunger, cette prédilection pour le mélange tient autant à la sensibilité de la musicienne qu’à son goût pour les rencontres et les collaborations. Enregistré entre Lausanne (Studio du Flon) et Bruxelles (ICP) et produit par Marcello Giuliani (qui a déjà travaillé avec Etienne Daho, Jane Birkin et Henri Salvador), son nouveau disque annoncé pour cet automne poursuit dans cette direction. Un album riche en promesses que Sophie Hunger décrit comme « son premier album studio » et qui devrait lui permettre de confirmer ce début de carrière ascensionnel. User-contributed text is available under the Creative Commons By-SA License and may also be available under the GNU FDL.