Snow Patrol – A Hundred Million Suns
On n’atteindra pas le niveau — assez impressionnant — de l’album Eyes Open, avec le nouveau Snow Patrol : A Hundred Million Suns. Mais rassurons tout de suite les films ou les séries TV “riches en émotions” à la Grey’s Anatomy, ils trouveront quand même de quoi illustrer leurs passages les plus intenses avec du Snow Patrol.
Parce que sur de nombreuses pistes, la méthode est restée la même : on fait monter les sentiments tout comme la musique, histoire d’avoir une progression puis une explosion. Et ça c’est imparable. D’ailleurs dès le premier titre If There’s A Rocket Tie Me To It, on est dedans. Please Just Take These Photos From My Hands et Disaster Button, autres morceaux plus loin, c’est pareil : du Snow Patrol pur et dur, calibré pour passer avant un générique de fin d’épisode. Vous voyez le genre, je pense.
En fait, mes choix se porteront plutôt sur des chansons moins “montantes”. Et notamment Take Back The City, étonnant choix de single (quoique non : c’est l’un des meilleurs titres, et justement il ne fait pas trop guimauve musicale de sentiments). Après, c’est au fil des écoutes que le disque défile de moins en moins vite. On prend le temps d’en discerner les variations, les contours, les rugosités aussi : l’implacable marche de Lifeboats, la rythmique de The Golden Floor (qui pourrait rappeler 15 Step de Radiohead), l’album se montre au final plus riche et beaucoup moins lisse qu’il n’y paraissait au début. Il sombre aussi parfois malheureusement dans ses travers mous, matérialisés par Set Down Your Glass, The Planets Bend Between Us et Engines qui ne décollent pas suffisamment. C’est dommage puisqu’à ce moment du disque (nous en sommes aux pistes 7, 8 et 9), c’est désormais ce que l’on attend du groupe.
Dans l’ensemble donc, je suis finalement plus emballé par ce nouveau Snow Patrol que je ne l’étais au départ. A Hundred Million Suns a certes beaucoup moins d’inspiration que Eyes Open, mais il compense ce manque en offrant quelque chose de différent. Il contient en outre une très intéressante dernière piste, The Lightning Strike, d’une durée de 16 minutes mais qui semble être une agglomération de plusieurs chansons plutôt qu’une seule
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À l'origine dénommé "Polarbears", le groupe fut fondé en Écosse en 1994 par le guitariste et chanteur/compositeur Gary Lightbody et le bassiste Mark McClelland (tous deux Irlandais du nord) alors qu'ils étaient encore étudiants à l'université de Dundee. Du fait de considérations légales, le groupe dû changer de nom. En effet, un groupe américain, mené par l'ancien bassiste de Jane's Addiction, portait déjà ce nom. C'est ainsi qu'ils adoptèrent le nom de "Snow Patrol". Leur premier enregistrement fut un EP de trois pistes, Starfighter Pilot, les percussions étant assurées par le batteur du groupe Belle & Sebastian, Richard Colburn. Peu après, Jonny Quinn, lui aussi originaire d'Irlande du Nord, se joint au groupe en tant que batteur permanent. Le groupe enregistra son premier album, Songs For Polarbears en 1997, suivi de When It's All Over We Still Have To Clear Up en 2001. Ces deux albums sont passés assez inaperçus ailleurs que dans leur pays natal, mais ne furent pas des échecs pour autant. Iain Archer, guitariste et compositeur, se joint au groupe entre 2001 et 2003 en tant que guitariste de scène et collaborateur pour la composition du troisième album. Peu après que le groupe soit jeté du label Jeepster, le guitariste Nathan Connolly se joint au trio et c'est ensemble qu'ils signent chez Fiction Records, une branche de Polydor Records. Février 2004, c'est le single Run (#5 dans les charts anglais) qui va réussir là où "Spitting Games" (sortie la toute première fois en septembre 2003) avait échoué, c'est-à -dire les inscrire dans le milieu indé et propulser l'album Final Straw n°3 dans les charts anglais qui deviendra par la suite un gros succès de l'année 2004. Iain Archer remporte un prix Ivor Novello pour sa contribution à l'écriture de l'album. Trois autres singles ("Chocolate", "Spitting Games" et "How to be Dead") suivront Run, dont deux atteindront le top 30. En 2004, Final Straw inonde le marché américain, et connaît un franc succès, avec plus d'un quart de millions d'exemplaires vendus, ce qui en fait le 26ème album britannique le plus vendu de l'année. Le single Run devient la 22ème chanson britannique la plus jouée sur les radios américaines, avec plus de 28 000 diffusions sur l'année. Le 16 mars 2005, Gary Lightbody annonce sur le forum officiel du groupe le départ de Mark McClelland, invoquant des tensions et des avis trop divergents. Cependant, interviewé par le Daily Records, McClelland fait état d'un départ forcé sans aucun préavis ni signes annonciateurs et dénonce le "leadership" de Lightbody. Le mois suivant, Paul Wilson, ancien bassiste des Terra Diablo et ancien compagnon de route de Snow Patrol, prendra sa place de bassiste. Par ailleurs, Tom Simpson rejoint officiellement le groupe au clavier. C'est lui notamment qu'on voit au côté de Lightbody sur la pochette d'Absolute Gravity. McClelland fait maintenant partie du groupe écossais Little Doses. Tout en se consacrant à la tournée de promotion de son dernier album, le groupe assure les premières parties du groupe U2 lors de son "Vertigo Tour" en Europe (été 2005). De même, le groupe participe au Live8 à Londres. Le groupe prend une pause, fin juin, afin de se consacrer à l'écriture de leur quatrième album. En décembre 2005, l'album Eyes Open était écrit et enregistré puis mis en vente en France le 2 mai 2006. Alors que c'est le single You're All I Have qui est diffusé sur les radios anglaises et européennes, c'est Hands Open qui a été choisi pour séduire le public américain. Chasing Cars est le 3e single de Eyes Open. Il a notamment été rendu populaire par sa diffusion dans un épisode des séries télévisées Grey's Anatomy (à la fin de la saison 2) et Les Frères Scott. De même, Make This Go On Forever, le 7ème morceau de Eyes Open, est présent dans la saison 3 de Grey's Anatomy, ainsi que dans le dernier épisode de la 12e saison de la série Urgences. Le titre "You could be happy" est également présent comme bande originale de la série américaine Smallville au courant de la 6ème saison. En 2007, le groupe participe a l'OST du film Spiderman 3 avec le titre Signal Fire et participe aussi au Earth Live sur la scène de Londres, pour la sauvegarde de la planète. User-contributed text is available under the Creative Commons By-SA License and may also be available under the GNU FDL.