Razorlight – Razorlight
Dans le monde merveilleux de la chronique musicale, les amateurs comme les professionnels sont depuis longtemps rôdés à un exercice que l’on appelle “l’épreuve du deuxième album”. Simple formalité pour certains artistes, elle peut se révéler être une terrible désillusion pour d’autres. Malheureusement Razorlight fait partie de ceux-là. Après nous avoir enchanté avec leur premier album Up All Night , ils étaient forcément très attendus et c’est avec un disque au titre éponyme qu’ils sont revenus. Choix bizarre ou réelle volonté de faire un peu plus connaître leur nom, toujours est-il qu’il aurait mieux fallu promouvoir le groupe dès le premier album plutôt qu’avec celui-ci, d’un niveau inférieur.
Néanmoins disons-le d’emblée, Razorlight n’est pas un mauvais album, il souffre juste d’une comparaison difficile. Dans le détail, il s’ouvre sur le premier single In The Morning sympathique sans être transcendant, ce qui avait permis de mettre la puce à l’oreille étant donné la qualité des singles précédents. C’est ensuite une succession de titres moyens, qui penchent parfois du côté dangereux de la répétition : Who Needs Love ?, Hold On, le très emprunté America ou encore Fall To Pieces. A ce moment de l’album, passé la surprise d’un niveau tout juste correct, on est tenté d’être méchant avec le groupe et de se demander ce qu’ils ont pu faire pour aboutir à des compositions aussi lisses et manquant cruellement d’énergie. Encore une fois il est bon de le répéter, ce n’est pas impossible d’apprécier ces morceaux mais si l’on connaît Razorlight, une pointe de déception se fait sentir.
Alors on retrousse ses manches, on fait le vide dans sa tête, on oublie Up All Night pour quelques instants et on relance la lecture. Et là, agréable surprise, la seconde moitié de l’album est bien meilleure. I Can’t Stop This Feeling I’ve Got apporte une dose de fraîcheur dans le registre du groupe, là où Pop Song 2006 renoue avec les bonnes ruptures que l’on connaît et rappelle notamment le “L.O.V.E” chanté sur Vice. Mais une nouvelle déception se pointe avec Kirby’s House qui a perdu toute la pêche que l’on peut entendre dans sa version sur la compilation caritative Help, A Day In The Life .
Fort heureusement, l’album se rattrape et se conclut bien, avec tout d’abord Back To The Start très bien rythmé et surtout Los Angeles Waltz, vrai titre de clôture bien plus original et entraînant que les morceaux précédents. Razorlight , l’album, est sauvé. Il s’en est fallu de peu ; mais il demeure largement écrasé par Up All Night . Si vous deviez découvrir Razorlight, faites-le dans le désordre, cela vous paraîtra bien plus logique aux oreilles.
- In The Morning (3.42)
- Who Needs Love ? (3.32)
- Hold On (3.26)
- America (4.10)
- Fall To Pieces (3.22)
- I Can’t Stop This Feeling I’ve Got (3.26)
- Pop Song 2006 (2.41)
- Kirby’s House (2.51)
- Back To The Start (3.12)
- Los Angeles Waltz (4.39)
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- Rock hits workout continuous mix 60 - 145 - 94bpm ideal for cardio machines, circuit training, jogging, gym cycle & gene - in the morning
- Who needs love
- Hold on
- America
- Before I fall to pieces
- I can't stop this feeling I've got
- Pop song 2006
- Kirby's house
- Back to the start
- Los angeles waltz
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Razorlight est un groupe anglo-suèdois formé durant l'été 2002 autour du chanteur/compositeur Johnny Borrell. Razorlight est composé de 4 membres : Borrell (chant et guitare), Björn Ågren (guitare), Carl Dalemo (basse) et Andy Burrows (batterie) Leur son est assez similaire à The Strokes, à Franz Ferdinand ou encore Kings of Leon, mais on peut également reconnaitre des rythmes post-punk à la The Hives. Leur premier album, Up All Night, sorti le 28 Juin 2004, atteignit la 3ème place dans les charts anglais. Les critiques étaient plutôt bonne en générale, et l'album reçut de bonnes appréciations de magazines comme NME, Q Magazine et Billboard. bien qu'ils furent tout de même accusés d'un manque d'imagination et d'originalité piquant allègrement des idées d'autres groupes comme les Strokes. Johnny Borrel créa la controverse et la surprise lorsqu'il se compara à la légende musicale Bob Dylan, en disant : "Si Dylan était un éplucheur de patate, alors je boirai le champagne"? Le groupe devint très populaire sur la scène musicale londonaise. Une forte demande obligea le groupe à faire des concerts supplémentaires, incluant un concert de plus de 7000 personnes à l'Alexandra Palace. Leur album fut très médiatisé au Royaume-Uni. Ils ont récemment joués devant plus de 30000 personnes à Trafalgar Square, le 4 Novembre 2006 dans le cadre du festival I Count. Cet évenement fut le plus grand show qu'ils aient jamais orchestrés ! User-contributed text is available under the Creative Commons By-SA License and may also be available under the GNU FDL.