Albums / Placebo – Battle For The Sun

Placebo – Battle For The Sun

placebo-battle-sunPlacebo. Battle For The Sun. Comment dire… un album qui a suscité de l’attente mais pas forcément de l’impatience. D’un certain côté, c’est quand même Placebo, un nom qui résonne et qui rappelle des disques puissants, une voix reconnaissable entre mille, et des titres passés à la postérité, souvent différents selon les personnes.

Mais d’un autre côté, Placebo ce sont aussi des albums d’une qualité très moyenne au fil des années, des compositions qui s’essoufflent, et une voix qui finit par ne plus faire autant d’effet.

Que dire de Battle For The Sun ? Il n’est absolument pas surprenant. Et c’est bien là son problème. Alors cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien de bon. Battle For The Sun et For What It’s Worth sont plutôt réussis… pour ce qu’ils valent. Même la petite mélodie électro de Bright Lights saura séduire. Mais tout cela n’enlèvera pas cette étrange impression d’avoir écouté du Placebo toute sa vie et de connaître leur musique par coeur.

Puis voici Julien, morceau aux envolées énervées qui ressemble finalement à la pop-rock-gothique que l’on entend désormais sur les grandes ondes. Julien, ce sont des promesses non tenues. Le reste de l’album se situe plus dans le registre de l’absence totale de surprise. En revanche le dernier titre Kings of Medicine a le mérite de nous laisser sur une bonne note. Peut-être parce qu’après la débauche de sonorités “Placebo-esques” lancées à grande vitesse, on aspire à une conclusion originale (on entend même des trompettes).

Inutile de chercher, Battle For The Sun est du Placebo hyper entendu. Le même groupe qui a fait ces débuts si brillants et qui a conquis des milliers de fans, mais qui en a également perdu quelques uns en cours de route. Ce dernier album ne revient pas au niveau des premiers, il en est même loin, c’est juste un disque de plus pour satisfaire les fans qui se sont toujours accrochés.

Retrouvez cet article sur votre mobile en scannant ce code :

  1. internaute inconnu
    Placebo

    Placebo est un groupe de rock créé en 1994 aux accents mélancoliques et romantiques exacerbés. Les tout premiers balbutiements du groupe se font entendre en 1994 à Deptford en Angleterre où Brian Molko et Steve Hewitt se réunissent pour jouer par intermittence dans les pubs et partager leurs infortunes. Brian ayant rencontré Stefan Olsdal, ancien camarade de classe à l'American School au Luxembourg, il lui propose d'assister à une des représentations et conquis, Stefan s'associe à Brian sous le nom d'Ashtray Heart pour composer tandis que Steve partage son activité entre Ashtray Heart, Breed et les Boo Radleys et n'est donc pas un membre permanent. C'est pourquoi en octobre 1994 Robert Schultzberg, ami d'enfance de Stefan, comble la place vacante et le trio se rebaptise Placebo. Le groupe enregistre ses premières démos en 1994, et en 1995 gagne sa place sur une compilation après un concours et y présente son "Bruise Pristine". À l'occasion du premier contrat signé chez Hut Recordings, sous label de Virgin, et de la création de son propre label Elevator Music, le groupe enregistre son premier album éponyme avec Brad Wood qui sort le 17 Juillet 1996. L'album connaît un succès d'autant plus rapide que la presse à scandale britannique s'empare des paroles subversives et provocantes ainsi que de la personnalité de Brian Molko et tente de percer le mystère de l'ambiguïté sexuelle du groupe. Sex Drugs & Rock'n'roll, un cocktail efficace qui, associé à un rock incisif et pressant, conquiert le public. Mais les différentes attaques de la presse, le caractère haut en couleur du leader Brian Molko et ses relations difficiles avec Robert Schultzberg pousse ce dernier à quitter le groupe, très vite remplacé par Steve Hewitt qui reprend du service à l'aube de la première tournée le 13 octobre 1996. La composition du groupe restera dès lors inchangée. En 1998 sort l'album Without You I'm Nothing produit par Steve Osborne. Contrairement à son prédécesseur qui faisait la part belle aux provocations et à l'exubérance, Without you I'm nothing met l'accent sur les frasques relationnelles du leader Brian Molko, qui trouve un malin plaisir à explorer les sentiments sombres de l'Homme ainsi que le spleen. Pour la nouvelle tournée qui s'annonce, Bill Lloyd véritable ami et auparavant ingénieur du son et "tour manager" prend sa guitare et sa basse pour monter sur scène et donner de l'ampleur aux nouvelles compositions. Apparaissant comme un lendemain de fête le second album est l'occasion pour Placebo de réparer les pots cassés et de dévoiler toutes ses qualités musicales et artistiques notamment avec le morceau Pure Morning qui deviendra un énorme succès. "Les plus grandes œuvres naissent des plus grands maux" cela pourrait bien se vérifier chez Placebo qui prouve tout simplement ici qu'il n'a rien d'un leurre. La chanson "Without You I'm Nothing" (disponible sur le maxi du même nom) sera l'occasion d'accueillir la voix de David Bowie, qui les aura soutenu et aidé depuis les tout débuts de leur carrière. L'année 1998 est aussi une année importante pour le groupe puisqu'elle voit sortir le film Velvet Goldmine réalisé par Todd Haynes ; film dans lequel Brian, Stefan et Steve tiennent chacun un rôle. De plus, ils jouent une reprise du groupe de glam-rock T-Rex 20th Century Boy... En 2000, avec Black Market Music produit par Paul Corkett, le groupe évolue dans un univers différent avec des morceaux comme Special K ou encore Taste in Men. À travers ce troisième opus, Placebo oublie un instant son nombril pour jeter un regard sur la société qui l'entoure et se découvre un goût plus prononcé pour l'électronique et l'expérimentation. Les ventes explosent et le groupe creuse son trou. En 2003, le groupe revient avec Sleeping With Ghosts produit par Jim Abiss et continue sur la voie de l'électronique pour certains titres et renoue avec ses aspirations du début avec des morceaux comme The Bitter End, This picture ou encore Protect Me From What I Want (Protège-Moi dans la version française), qui deviendra la bande-son du film français Hell de Bruno Chiche. Ces singles tournent en boucle sur les radios européennes, continent sur lequel Placebo devient l'un des acteurs majeurs de la scène rock et ambiguë avec une augmentation exponentielle de ses ventes et du nombre de ses fans. Afin d'exploiter au mieux les nouveaux aspects de sa musique, Placebo fait appel à Xavior Roide membre du groupe Dexdexter pour le clavier, les effets et les samplers. L'année 2004 est l'occasion pour le groupe de sortir une collection de singles intitulée Once More with Feeling, accompagnée de deux nouveaux titres (Twenty Years et I do), après avoir fait paraître son premier concert en DVD dans le courant de 2003. Le cinquième album, Meds, annoncé comme un réel retour aux sources, se veut ce coup-ci plus accessible et universel. Sorti le 13 mars 2006, il est produit par Dimitri Tikovoi avec qui le groupe avait déjà enregistré différentes "faces B" et qui a produit Trash Palace, album sur lequel Brian Molko était apparu. Fini la provocation et les "gimmicky", la drogue et le sexe : changement d'orientation ou de stratégie donc, le groupe veut faire oublier son image de "travestis". À la surprise générale, Xavior Roide quitte le groupe et est remplacé par Alex Lee, musicien notamment de Suede en apportant ses qualités de guitariste. 2005 et 2006 ont été des années très riches en collaborations puisque Brian a pu apparaître aux côtés de Jane Birkin, Timo Maas et Indochine et que Stefan a apporté son soutien à un certain nombre de groupes suédois, parallèlement à son projet personnel : Hotel Persona. Placebo a également participé à une compilation en souvenir de Serge Gainsbourg. La préparation d'un album personnel de Steve est annoncée et s'intitulerait Ancient B, il vient de quitter le groupe remplacé par Steve Forrest . User-contributed text is available under the Creative Commons By-SA License and may also be available under the GNU FDL.