Lykke Li – Youth Novels
C’est beau la Suède… La Suède née en 1986, ça vous file un coup de vieux. Lykke Li est donc cette jeune fille de 22 ans qui connaît le succès (un peu tardif) avec son album Youth Novels. Un croisement de style improbable entre Björk et Micky Green bien que sa musique ne ressemble complètement ni à l’une ni à l’autre.
Chanceux, vous pouvez télécharger gratuitement (et légalement) son single Dance Dance Dance bien que le reste soit encore meilleur : I’m Good, I’m Gone ainsi que Let It Fall, qui suivent sur l’album, montrent plus de la créativité de l’artiste.
Maintenant que vous avez votre aperçu de l’univers de Lykke Li, vous savez si vous souhaitez continuer l’aventure avec elle ou non. Evidemment tous les titres ne sont pas du même niveau, et vous sauterez peut-être quelques pistes pour aller directement à Little Bit, dont le clip est visible…
… ou alors This Trumpet In My Head qui change un peu du reste avec sa guitare sèche et… sa trompette mélancolique, ou bien encore Breaking It Up qui se veut un peu plus dansante que le reste. Enfin, le dernier morceau Windows Blues, plus sombre, avec ses “un deux trois, quatre cinq six” en français, termine correctement le disque, sans fioritures.
Voilà pour les chansons répérées par mes oreilles. Il faut bien avouer que parfois Lykke Li bascule du côté dangereux de ce genre de musique : le somnifère (le début de Time Flies par exemple). Mais dans l’ensemble, Youth Novels se révèle être un très bon album d’ambiance.


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- Melodies and desires
- Dance dance dance
- I m good I m gone
- Let it fall
- My love
- Tonight
- Little bit
- Hanging high
- This trumpet in my head
- Complaint department
- Breaking it up
- Everybody but me
- Time flies
- Window blues
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Un nom norvégien, une enfance suédoise et une tournée européenne. L’année 2008 a révélé la chanteuse de 22 ans dont le patronyme signifie « bonheur » et « félicité ». Une étoile, filante ? Jusqu’à la dernière minute, il n’était pas évident que Lykke Li Timotej Zachrisson ait le temps de prendre un café en notre compagnie. Depuis plus d’un an, changeant presque chaque semaine de continent, de pays et de langue, la petite suédoise vit à un rythme d’enfer. Si bien qu’elle ne sait plus toujours très bien où elle se trouve quand elle se réveille le matin. Depuis l’enfance, Lykke Li est dévorée par une grande ambition. « A l’école, j’avais toujours les meilleures notes, bien que je trouvais les cours souvent vraiment nuls. Mais, je hais l’échec, c’est pour cela que je me suis toujours efforcer de réussir », explique-t-elle en disant savoir se débrouiller par elle-même. Les exercices de chant ? Oui, elle s’y exerce souvent mais c’est pour elle plus que de simples vocalises. Pour le prouver, elle se fait en vitesse une petite descente de gamme qui ravit Henri, le propriétaire du bistrot. Dommage pour lui qu’il n’y ait pas de bis. Lykke Li explique avec beaucoup de conviction qu’elle a plus appris en voyant les docus sur Joe Strummer (le chanteur et guitariste des Clashs) que durant toute sa scolarité. Hippies suédois au Portugal Apprendre, elle l’a aussi fait un peu en regardant ses hippies de parents qui aimaient bien danser et chanter ensemble. Le père, Johan Zachrisson compose des bandes originales de disques et de films et joue dans un orchestre de worldmusic suédoise. Quant à Karsti Stiege, la mère, elle est photographe. Une fois que Lykke li atteint l’âge de sept ans, toute la famille plie bagages, troquant les rivages de la Baltique contre les collines du Portugal. Les photos qu’elle me montre témoignent d’une enfance heureuse. On la voit, en compagnie de sa sœur âgée de 10 ans et de son petit frère vieux de trois printemps, courir heureux tout nus dans les vignes. D’autres images racontent aussi les voyages de la famille au Maroc, au Népal et en Inde… « J’avais déjà l’âme agitée », commente Lykke Li qui dit avoir appris parfaitement, dès cette époque et par elle-même plusieurs langues : le suédois, le portugais, l’anglais, l’espagnol et bien entendu le norvégien et le danois. Elle aimait bien chanter, mais toujours uniquement en anglais afin que tout le monde puisse s’identifier à ses textes. C’est d’abord sa voix glaciale et sensuelle qui vous pénètre. Sur Little Bit, le premier single de l’album, elle mélange la Lofi et les rythmes electros dans un halo de clarté musicale qui semble flotter en état d’apesanteur. Le second morceau I’m Good, I’m Gone, très pop, qu’elle chante munie d’un mégaphone, marie le clavecin et la tonalité des flutes à des piétinements de pas. Durant l’enregistrement à New-York sont venus s’ajouter à la sarabande d’autres instruments tout aussi exotiques comme ceux qu’affectionnent Tom Waits : le Theremin ou le Kazoo qui sonne quand on l’érafle à la manière des ondes Martenot… « Nous avions ces trucs à portée de main dans le studio et nous nous sommes demandés ce que nous pouvions en faire », nous explique la petite suédoise juchée sur ses hauts talons comme à chacune de ses apparitions. Où vivra-t-elle, ensuite ? Elle ne le sait pas et ne peut pas encore le dire. Elle se définit juste comme une inconditionnelle de Paris et de Berlin, tout en entretenant des relations avec l’Amérique du Sud. Le reste du temps, Lykke Li aime se balader entre deux tournées de concert. Elle s’assoit alors dans un parc, sur un banc et se laisse emporter par une chasse à Roggen, la lecture de Paulo Coelho ou bien…. On the Road again. User-contributed text is available under the Creative Commons By-SA License and may also be available under the GNU FDL.