Lana Del Rey – Honeymoon

Déjà la fin pour la diva Lana ? Avec des jeunes pousses sur ses talons à l’instar d’une Flo Morrissey, on attendait la riposte de la reine. Annoncé comme un événement, Honeymoon rate au final son atterrissage sur les ondes. Et égratigne à nouveau une icône déjà fragile…

Continuant de surfer sur la déferlante vintage qui lui réussit si bien, Lana Del Rey veut nous emmener en lune de miel. Problème : elle a oublié de prendre un peu de légèreté dans ses valises. Son album sonne comme un recueil de berceuses toutes similaires entre elles, où la chanteuse use et abuse du slow-tempo et de ses effets de drama. Des préliminaires sans fin où l’artiste fait sa mutine, sa coquette, sa précieuse, son inaccessible, sans enclencher la seconde. On tourne en rond.

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L’autre lacune de Honeymoon, c’est l’absence de single séduisant une fois que l’on a épuisé le filon High By The Beach. Difficile d’y trouver un hit, ou tout simplement un morceau qui accélérerait un peu le rythme. Et le coup de la voix grave qui surgit soudain dans les aigus, au bout de trois albums, Lana, on te connaît.

Un cycle s’achève. Lana Del Rey vacille de son trône et ouvre grand la porte à la relève qui s’annonce. Cette lune de miel ratée pourrait bien être annonciatrice d’un divorce prématuré. A trop rester dans le surfait, on en vient à rechercher plus d’authenticité ; sans utiliser de filtres Instagram…

1.5 / 5