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Julian Casablancas – Phrazes For The Young

Est-il utile de présenter Julian Casablancas? Enfant gâté issu d’une bonne famille, talentueux leader du groupe The Strokes, le type successful qui a de quoi énerver. Forcément, il sort un album solo, comme tous ses petits copains avant lui, et comme si on ne connaissait pas encore assez son nom.

Phrazes For The Young est un mélange. Tantôt, il transpire The Strokes (comme sur le premier titre Out Of The Blue) tantôt il dérive sur du Julian Casablancas. Pas facile. A force de trop se chercher, on finit par faire n’importe quoi. L’album devient parfois hyper-produit et l’on finit par entendre des notes de synthé sortir des guitares, quand ce n’est pas un vieux morceau des Strokes que l’on perçoit au loin. Mais du sous-Strokes, le genre de chanson pour laquelle il n’y a pas eu quelques personnes dans le studio pour lui dire “arrête de partir dans tes délires là, on va se reconcentrer un petit peu”.

Et puis, qu’est-ce qu’il parle Julian Casablancas! Quel pipelette! Il en a des choses à dire, mais quand même, on a envie de lui couper son micro pour réussir à percevoir un peu de musique (authentique) derrière. Phrazes For The Young est à la fois ébouriffant et saoulant. L’avantage de Casablancas, qui est sa voix particulière, devient son défaut quand elle est trop présente. Il faudra creuser du côté d’un titre plus calme comme 4 Chords Of The Apocalypse et Ludlow St. pour y trouver un peu de l’originalité Casablancas. Pour autant, à titre personnel c’est River Of Brakelights qui emporte ma préférence, sans doute parce qu’il me rappelle Juicebox et sa dérive rageuse et tapageuse. Mais n’accablons pas l’album injustement: si Phrazes For The Young était sorti avant Is This It (premier disque de The Strokes) j’aurais tout autant crié à l’innovation (ou au viol des Beatles, je crois que j’hésitais un peu à l’époque). C’est donc surtout un problème chronologique qui se pose. Si l’on sort d’un groupe pour que son album solo résonne finalement comme un simple élément individuel de l’ensemble, est-ce bien nécessaire?

8 titres (oui, huit) pour 40 minutes, vous aurez immédiatement calculé une moyenne impressionnante de 5 minutes par morceau, félicitations. Et en effet la constance est de mise (pas d’interlude d’une minute puis une chanson fleuve de 9 minutes) et le disque passe assez bien. En fait, je crois qu’on a échappé au pire: plutôt que d’avoir un mauvais album des Strokes, on a juste un album de Julian Casablancas. ouf.

et en plus vous pouvez l’écouter en intégralité ci-dessous… mais attention à bien régler le son de votre ordinateur, moi je me suis fait surprendre…

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  1. internaute inconnu
    Julian Casablancas

    Julian Fernando Casablancas (né le 23 août 1978) est le chanteur des Strokes. Il a composé la grande majorité des chansons des trois premiers albums du groupe. Julian Casablancas est le fils de John Casablancas (fondateur de l'agence de mannequins Elite), et de Jeanette Christjansen (un mannequin danoise élue Miss Danemark en 1965). Il a deux demi-frères et une demi-sœur. Il est très jeune quand ses parents divorcent et est alors éduqué par sa mère et son compagnon, le peintre Sam Adoquei. Le premier membre des Strokes que Casablancas a connu est Nikolai Fraiture : ils allaient au même jardin d'enfants, et sont devenus meilleurs amis en cinquième. Alors qu'il a 14 ans, son père l'envoie à l'Institut Le Rosey, un internat en Suisse. C'est là-bas qu'il rencontre Albert Hammond Jr. Bien que les deux ne soient pas alors devenus amis, Julian aura l'idée d'incorporer Albert à son groupe après l'avoir rencontré au hasard d'un carrefour à Manhattan, Albert deviendra par la suite le colocataire de Julian. Lorsque Julian est revenu à New York après six mois à l'Institut Le Rosey, il prend les cours à la Dwight School de Manhattan, c'est là qu'il rencontre Fabrizio Moretti et Nick Valensi, qui plus tard deviendront membres des Strokes. Il arrête l'école après le bac, puis va à l'université de Long Island pendant une année, recevant une bourse après avoir composé un morceau de musique classique. Il travaillera comme barman avant de démarrer sa carrière musicale. En 2002, il se blesse au genou à un barbecue le 4 juillet, en faisant de la lutte avec des amis, et a dû, par conséquent, faire plusieurs représentations sur un tabouret, y compris leur concert avec les White Stripes. Les influences musicales de Julian sont vastes, elles vont de Nirvana à The Pogues en passant par Bob Marley, Guided by Voices, et The Doors. Une des influences principales de Julian Casablancas (aussi bien que d'autres membres de la bande) pour former un groupe était le Velvet Underground, que Julian a qualifié de plus grand groupe de rock. En tant que compositeur principal des chansons, Julian a le plus grand impact sur leur son et est connu pour être extrêmement méticuleux avec lui-même. Cependant, le groupe prétend que Julian est devenu plus communicatif et plus ouvert à d'autres contributions. Sa voix est très particulière, tantôt trainante et "flemmarde", tantot énergique et montant très haut dans les aigus [ces deux "extrèmes" peuvent ètre entendus dans Juicebox par exemple, mais aussi dans la majorité des chansons (Take it or Leave it, Ize of the World, You Only Live Once...). Julian a longtemps eu des problèmes d'alcool mais a maintenant réduit sa consommation, bien que beaucoup soient encore sceptiques quant à l'ampleur de sa sobriété. Dans une interview de mars 2006 dans le NME, Julian a dit « l'alcool a changé ma façon d'écrire et moi-même, en tant que personne, vous voyez ? Je ne voulais pas avoir l'esprit dérangé 24 heures sur 24 ». Il a également arrêté de fumer. Le 5 février 2005, Julian Casablancas a épousé Juliet Joslin, l'assistante de la boîte de management qui s'occupe du groupe, après avoir fréquenté la photographe Colleen Barry et la chanteuse anti-folk Regina Spektor. Il a annoncé son mariage à plusieurs concerts dont celui à Central Park, où avant de jouer leur chanson Hard to explain, il dit : « I'm getting married and it's hard to explain! » ("Je vais me marier et c'est dur à expliquer !"). Le 14 juillet 2009, Julian Casablancas annonce ses débuts en solo. L'album s'intitule "Phrazes For The Young". Il est produit par Jason Lader (Jay-Z, Coldplay, Gwen Stefani...) et, à un degré moindre, par Mike Mogis (Bright Eyes). Fin Septembre, l'artiste met sur son Myspace un premier extrait de son album solo: 11th Dimension. Entraînante et surprenante, cette oeuvre annonce un album particulièrement réussit. "Phrazes For The Young" est disponible depuis le 3 novembre 2009. Depuis peu, un site francophone est ouvert sur une plateforme à tous les fans de Julian Casablancas, où toutes les informations sont mises à disposition avec l'aide de l'attaché de presse du New-Yorkais. User-contributed text is available under the Creative Commons By-SA License and may also be available under the GNU FDL.