Eels – Hombre Lobo
Septième album studio pour Eels, et même si l’intérêt pour le groupe avait fortement baissé depuis Daisies of the Galaxy (9 ans déjà ) c’est toujours avec plaisir que l’on écoute une nouvelle mouture. Il fait dire que Hombre Lobo démarre plutôt fort avec Prizefighter, se calme immédiatement sur That Look You Give That Guy, et nous rappelle de très bons souvenirs avec Lilac Breeze qui sonne comme les anciens morceaux.
En vérité Hombre Lobo, c’est presque un retour en arrière sur tout l’album. Une vague de nostalgie qui envahit tant au début on a l’impression de réécouter des titres issus des trois premiers disques. Et c’est loin d’être déplaisant.
Ensuite, Tremendous Dynamite revient à un registre plus récent, hyper saturé, tandis que The Longing résonne comme sur Electro-Shock Blues, le plus morbide des albums du groupe mais aussi le plus émouvant. Ou encore In My Dreams et All the Beautiful Things qui n’auraient pas dépareillé sur Daisies of the Galaxy. Et c’est ainsi que Hombre Lobo continue d’alterner, nous perdant parfois entre son rock très dur et ses mélodies attendrissantes, mais sans jamais bacler son travail (quoiqu’une certaine lassitude peut gagner sur la fin).
Eels est passé depuis longtemps — depuis le début, en fait — dans les valeurs sûres du rock. C’est plus facile lorsque le groupe est porté par un seul leader charismatique et talentueux. Il n’y a donc rien d’étonnant à dire que Hombre Lobo est un très bon album. Et c’est bien de pouvoir s’appuyer comme cela sur des noms reconnus.
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- Prizefighter
- That Look You Give That Guy
- Lilac Breeze
- In My Dreams
- Tremendous Dynamite
- The Longing
- Fresh Blood
- What'S A Fella Gotta Do
- My Timing Is Off
- All The Beautiful Things
- Beginner'S Luck
- Ordinary Man
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Eels est un groupe de rock américain dont l'élément central est Mark Oliver Everett, auteur, compositeur, interprète et multi-instrumentiste ayant déjà enregistré quelques albums sous le pseudonyme de « E » précédemment à la formation du groupe. Everett choisit les musiciens qui l'entourent en fonction des besoins du moment, le seul point fixe étant Jonathan « Butch » Norton à la batterie. La première incarnation de Eels est en outre composée de Tommy Walters à la basse. Leur premier album, Beautiful Freak, sort en 1996. C'est également le premier album édité par la nouvelle maison de disque créée par Steven Spielberg, Jeffrey Katzenberg et David Geffen : SKG. Les morceaux "Novocaine for the Soul" et "Susan's House" sont des succès, et le clip du premier sera nominé pour plusieurs MTV awards. Parfois perçu comme un produit marketing à faible espérance de vie à la sortie de son premier opus, notamment à cause de la signature du label grand public Dreamworks, Eels se révèle au fil des albums un groupe alternatif, original et créatif. En 1997 et 1998, suite à une série de drames familiaux (le suicide de sa sœur Elizabeth en 1996 et le cancer du poumon qui emporta sa mère, Nancy), Everett écrit puis enregistre Electro-Shock Blues qui évoque ces événements difficiles. Malgré un succcès commercial moins affirmé que l'album précédent, le disque séduit son public et les clips des simples "Last Stop: This Town" et "Cancer for the Cure" sont de nouveau nominés pour les MTV Awards. Daisies of the Galaxy, qui lui succède, marque une évolution significative : les arrangements sont plus complexes et l'album plaît plus à la critique qu'au grand public. La tournée qui s'ensuit implique un orchestre étoffé de six musiciens jouant une grande variété d'instruments. Souljacker, sorti en 2001, voit un Mark Olivier Everett revenir transformé en rocker barbu et corrosif à souhait. Le disque déroute ses fans mais E reste fidèle à ses idées. Shootenanny, en 2003, est un album de blues, dans lequel E apparaît assagi, posé et solitaire. Enfin, le double album Blinking Lights And Other Revelations en 2005, salué par la critique, fait la synthèse des dernières périodes de Eels. La tournée qui suit voit E évoluer avec des musiciens classiques, dont quatre violons et une contrebasse, immortalisée sur l'album Eels With String Live At Town Hall ainsi que sur le DVD du même nom. Loin de l'agitation qui entoura ses débuts, Eels continue de construire une œuvre riche et prolifique dans le rock indépendant. User-contributed text is available under the Creative Commons By-SA License and may also be available under the GNU FDL.