Doves – Kingdom of Rust
Quatrième album studio pour Doves, un temps considéré comme les nouveaux Radiohead (rien que ça) au moment de l’excellent The Last Broadcast. Puis Somes Cities a quelque peu revu les espoirs à la baisse. Avec Kingdom of Rust, c’est du très bon Doves qui revient, et cette fois-ci pas de surestimation.
Si l’album commence doucement avec Jetstream et Kingdom of Rust, il se durcit avec The Outsiders pour notre plus grand plaisir. Car Doves savent faire des morceaux un peu plus rythmés de très bonne facture.
Album finalement plus varié qu’il n’y paraît au début, Kingdom of Rust laisse transparaître sa maturité et la réflexion qui l’a nourrit pendant les quatre ans qui se sont écoulés depuis son prédécesseur. Un gros travail pour finalement aboutir à des compositions riches, tout du moins instrumentalement, car en revanche la voix de Jimi Goodwin reste beaucoup trop la même au fil des pistes. On aurait aimé un peu plus d’amplitude vocale. Fort heureusement, petite pépite du disque, le titre Compulsion offre la plus large palette jusqu’à présent entendue. C’est aussi un point fort du disque à noter : il se termine aussi bien qu’il commence, avec donc Compulsion, House of Mirrors et Lifelines.
Retour réussi pour Doves. Kingdom of Rust est un album construit, presque ciselé, homogène mais riche.
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Doves et non The Doves comme on peut le lire parfois est un groupe rock indépendant originaire de Manchester (Angleterre), formé en 1998, sur les cendres de leur précédent groupe Sub Sub, un groupe de dance music. Il est composé de jimi goodwin (dit Roman Abramovitch pour sa ressemblance avec le milliardaire Russe, président du club de foot de Chelsea) (bassiste gaucher et chant, guitares acoustiques et parfois batterie et percussion) et des frères jumeaux Andy Williams (batterie et parfois chant) et Jez Williams (guitares et chant).

- Jetstream
- Kingdom Of Rust
- The Outsiders
- Winter Hill
- 10:03
- The Greatest Denier
- Birds Flew Backwards
- Spellbound
- Compulsion
- House Of Mirrors
- Lifelines
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Que dire encore, sans tomber dans le cirage de pompes, d'un groupe pour qui chaque nouvel album est l'occasion d'aller plus loin dans la beauté pure des compositions et des arrangements, dans le lyrisme, la poésie, la mélancolie. Le talent de ces trois-là vous éblouit à chaque instant. La barre avait été placée très haut dès leur album inaugural, Lost Souls, et pourtant leurs oeuvres suivantes, The last broadcast et some cities ont révélé encore d'autres facettes de leur inépuisable savoir-faire. Et le trio ne faiblit pas dans ce Kingdom of Rust, bien au contraire !
2009-06-24Comment font-ils pour truffer leurs disques de joyaux tels que The greatest denier, Winter Hill, Spellbound etc... avec une telle apparente facilité, comme si pour eux il s'agissait d'un simple exercice de style ? Une fois de plus, tous les titres de cet opus sont des singles en puissance, c'en est désarmant. A une époque où il me semble qu'une floppée de jeunes groupes à la mode se contentent de recracher les sonorités, les rythmes, les tics des early 80's, DOVES me paraît franchement loin devant, parmi les meilleurs groupes actuels et représente, je pense, ce vers quoi U2 et COLDPLAY aurait dû tendre : sobriété et pertinence, sincérité et conviction, air frais et grands espaces.