Dirty Pretty Things – Waterloo to Anywhere
« Bla bla bla burp ! » Si l’on vous disait que l’un des meilleurs albums rock de l’année 2006 commence par ces bruitages, vous auriez du mal à le croire, à juste titre. Et pourtant ! pourtant Waterloo to Anywhere , premier album de Dirty Pretty Things dont la moitié des membres est issue du groupe The Libertines, est du grand art. Il faut en effet très peu de temps pour comprendre que l’on est loin de la musique de débutants, que la maîtrise est au rendez-vous et qu’elle produit des morceaux d’une qualité exceptionnelle qui s’imposent tout au long de l’album. Un album qui s’ouvre magistralement sur Deadwood, superbe, un titre fonçant sur un rythme effrené et posant les fondations d’un disque de grande facture.
Carl Barât surclasse ainsi Pete Doherty et ses Babyshambles dans “l’après-Libertines”, puisque la comparaison a voulu être faite. Si, par exemple, Doctors & Dealers semble au premier abord d’un classicisme sans nouveauté, il s’offre un final aguicheur et surtout il précède l’énorme Bang Bang You’re Dead fredonné bien avant la sortie de l’album et qui emporte sans problème l’unanimité des critiques.
Le reste, à dire vrai, n’est que facilité musicale déconcertante. Rien de péjoratif en cela, bien au contraire, il s’agit d’apprécier le talent du groupe sur tous les morceaux, à tous les niveaux. Blood Thirsty Bastards scotche à nouveau l’auditoire par les montées de son refrain. The Gentry Cove rappelle avec plaisir les sonorités libertiniennes et l’excitation de leur punk. Un esprit cultivé par Gin & Milk également qui met en avant une ligne de basse rageuse (et des claps savamment distillés ; un titre ciselé à la perfection qui reflète le souci du détail du groupe), et The Enemy auquel il serait bien difficile de trouver un défaut (et qui rappelle bien entendu Campaign of Hate sur The Libertines , qu’il dépasse au passage).
If You Love A Woman quant à lui plaît surtout par son rythme dansant et le chant léger de Barât. You Fucking Love It évite de pénaliser l’album en ne durant que 1’58″, un temps plus long n’aurait été que néfaste à ce titre que l’on peut considérer comme un défouloir du groupe. Wondering et Last Of The Small Town Playboys, tous deux dans la même veine, constituent en revanche des morceaux plus posés (quoique, c’est relatif) et plaisants grâce à un riff de guitare reconnaissable et efficace. Enfin, B.U.R.M.A et son sympathique “be ready” terminent le disque dans une ambiance décontractée que l’on peut percevoir sur son final qui semble faire une boucle avec l’introduction de Deadwood. Malheureusement ce titre ne figure pas sur la version française du disque, un affront.
Non, vraiment, il n’y a aucune raison de bouder son plaisir avec Waterloo to Anywhere , le disque quasi-indispensable à l’amateur de rock de 2006. Malheureusement trop court (37 minutes avec B.U.R.M.A, 33 minutes sans) pour être apprécié correctement, il faut donc l’écouter en boucle.
- Deadwood
- Doctors & Dealers
- Bang Bang You’re Dead
- Blood Thirsty Bastards
- The Gentry Cove
- Gin & Milk
- The Enemy
- If You Love A Woman
- You Fucking Love It
- Wondering
- Last Of The Small Town Playboys
- B.U.R.M.A
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Dirty Pretty Things est un groupe de rock britannique formé en 2005, autour de Carl Barat, ancien co-leader de The Libertines. C'est à l'automne 2005 apres un long silence sur son devenir à la suite de la dissolution des Libertines que Carl Barat annonce la formation de son nouveau groupe. Dirty Pretty Things est composé de l'ex-batteur des Libertines, Gary Powell, Didz Hammond, l'ex-bassiste de Cooper Temple Clause, mais aussi d'Anthony Rossomando qui avait déjà joué aux côtés de Carl Barat lors de la tournée européenne des Libertines en remplacement de Pete Doherty. Après seulement quelques semaines de répetitions, le groupe se lance dans une mini-tournée de dates "secrètes" en Italie et en France. Les Dirty Pretty Things joueront ainsi le mardi 18 octobre dans une soirée Poptones au Triptyque de Paris. Carl Barat commencera le set seul accompagné d'Anthony Rossomando pour une version acoustique de Can't Stand Me Now et enchaîneront avec le reste du groupe quelques titres des Libertines tels que France (titre bonus entièrement en acoustique tiré du dernier album des libertines), Death on the Stairs, Time for Heroes, I Get Along... mais aussi une série de nouveaux titres écrits par Carl. Il apparaît après cette tournée que les deux groupes issues des co-leaders des Libertines (Babyshambles et Dirty Pretty Things) ne suivent pas la même voie. Babyshambles emporte en effet le côté mélancolique et mélodieux du groupe tandis que la nouvelle formation de Carl Barat garde le côté punk et les guitares crades des Libertines. Dirty Pretty Things sort son premier album Waterloo to Anywhere le 8 mai 2006. Pour l'occasion le groupe a fait une tournée qui est passée par Le Trabendo à Paris le 3 avril 2006. Le groupe a également assuré la première partie des Red Hot Chili Peppers le 6 Juillet 2007 au Parc des Princes à Paris. Formation: * Carl Barat, chanteur, ancien membre des Libertines * Didz Hammond, bassiste ancien de The Cooper Temple Clause * Anthony Rossomando, guitariste, aussi membre des Damn Personals, qui avait déjà joué avec les Libertines en remplacement de Pete Doherty * Gary Powell, batteur, ancien membre des Libertines Après deux albums, le groupe se sépare finalement le 1er Octobre 2008, choisissant de poursuivre chacun leur voie tout en assurant la tournée du deuxième et dernier album Romance at Short Notice. User-contributed text is available under the Creative Commons By-SA License and may also be available under the GNU FDL.