Albums / Delphic – Acolyte

Delphic – Acolyte

Au départ je n’ai pas accroché à Delphic. Et si mon avis final reste mitigé, il est déjà moins négatif qu’au départ. Delphic est un groupe de Manchester, dans le genre électro-alternatif qui n’est pas sans rappeler Radio 4 (que personnellement j’adore) et qu’il n’est donc pas étonnant d’avoir vu en première partie de Bloc Party. Sur certains titres de leur premier album Acolyte, on trouvera même des sonorités proches des Chemical Brothers. Bref tout ce petit monde est assez lié et pour Delphic ce n’était pas forcément évident de se faire une place.

Disons-le, le succès de Delphic s’est surtout fait en 2009 avec quelques titres dont certains ont été des singles. Pour les connaisseurs de la première heure, Acolyte ressemble donc plutôt à un recueil de ces hits déjà connus, une grande joie du côté fans. Il faut ainsi reconnaître que les autres morceaux, pas connus, n’ont pas le même impact.

Dans le détail donc, Acolyte est porté par ses ambassadeurs que sont — dans l’ordre d’apparition sur l’album — Doubt, This Momentary, Submission, Counterpoint. A côté d’eux on trouve des pistes tout aussi intéressantes mais pas forcément aussi captivantes. Mention spéciale à l’éponyme Acolyte, instrumental qui sonne parfois vraiment comme du Chemical Brothers (calme puis dansant et progressif : il dure presque neuf minutes…) mais qui souffre aussi d’un certain manque d’inspiration. Ceci étant presque compensé immédiatement après avec Halcyon, pour moi la vraie bonne découverte sur l’album.

Mais au final, c’est le reproche que l’on pourra formuler à Delphic : des creux dans ses pistes, nous laissant un peu sur notre faim. Ce n’est pas très grave, Acolyte a su tirer partie de ses atouts pour se générer un public fidèle et lancer la carrière du groupe.

Retrouvez cet article sur votre mobile en scannant ce code :

  1. internaute inconnu
    Delphic

    Delphic fait les premières parties de Cut Copy en 2008. Plutôt bon signe. Et c'est a peu près tout ce que l'on sait sur ce groupe d'electro-post-punk de Manchester... Le son de James Cook (chant), Dan Theman (batterie), Matt Cocksedge (guitare) et Richard Boardman (multi-instrumentiste), évoque fortement celui de "Madchester", l'époque "ravée" de la Hacienda et de la prestigieuse Factory de Tony Wilson. Leur electro-pop droguée et élégiaque, véritable invitation à la danse et à la transe, s'inspire clairement de New Order. Un titre comme "Submission", dans sa formulation même, rappelle également l'esthétique Factory Records. Leur Myspace épuré et vertical s'inspire directement du design de Low-Life. Mais les quatre Delphic ne sont pas des revivalistes purs et durs. Certes, ils ont à l'esprit les cadences robotiques des Klaxons ou des White Lies, mais les font dévier vers une dance blanche, une sorte de brit-pop froide et éthérée...Les Anglais souhaitent en tout cas une chose : plaquer à nouveau Manchester, de gré ou de force, sur le dancefloor mondial. Leur premier single, "Counterpoint", sort en janvier 2009. User-contributed text is available under the Creative Commons By-SA License and may also be available under the GNU FDL.