Bon Iver – Bon Iver

Après nous avoir enchanté par la découverte du bijou mélancolique For Emma, Forever Ago, Justin Vernon a définitivement endossé le nom du groupe Bon Iver et offre par ce deuxième album eponyme une expérience musicale tout aussi passionnante.

Bon Iver, ce sont 10 titres, un peu moins de 40 minutes, et toujours un sens aigu de l’arrangement ainsi qu’une maîtrise des variations vocales (Minnesota, WI ou Hinnom, TX). Il suffit de lancer l’album et d’apprécier les trompettes qui arrivent en fin de Perth pour comprendre. Cette sensation de créativité dans les arrangements atteint son apogée avec l’enchaînement parfait : Holocene / Towers / Michicant. C’est ce dernier, magnifiquement porté par la voix de Vernon et une guitare épurée, qui révèle toute la beauté et la profondeur de l’album.

Evidemment la mélancolie, « marque de fabrique » de Bon Iver, est omniprésente. Elle se fait même de plus en plus remarquer à mesure que l’on se rapproche de la fin. A partir de Wash., Calgary ou l’instrumental Lisbon, OH. Dans le même esprit, Bon Iver se termine avec Beth/Rest, un morceau aux sonorités rétro des années 90 qui reviennent en force, comme on a pu l’entendre par exemple sur le dernier album de M83.

Au final, Bon Iver offre un deuxième album complet, bien que légèrement en-dessous de For Emma, Forever Ago, ce dernier ayant un peu plus de dynamisme qui lui confère un intérêt supérieur. Mais pour la voix, les arrangements, le charisme qui se dégage, les deux albums semblent être indissociables.

4.5 / 5
À lire aussi ⬇️

Devenez contributeurs/rices. 👊

Rejoignez un magazine libre et respecté. Depuis 2004, Onlike recense pas moins de 46 contributeurs indépendants dans ses colonnes,

en savoir plus
NEXT ⬇️ show must go on