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Black Rebel Motorcycle Club – Beat The Devil’s Tattoo

Ce n’est un secret pour personne : Black Rebel Motorcycle Club est mon groupe préféré. Un groupe qui maîtrise le rock depuis ses débuts jusqu’à en devenir une référence. Une apothéose symbolisée par un tournant, leur troisième album Howl, où les BRMC abordaient sans complexe un virage folk des plus réussis. Leur sixième album studio (ou cinquième, c’est selon) Beat The Devil’s Tattoo, qui intervient après le départ du batteur Nick Jago et son remplacement par Leah Shapiro (The Raveonettes), ne fait que confirmer : les Black Rebel Motorcycle Club sont au sommet du rock.

Beat The Devil’s Tattoo réussit la performance d’être un recueil de titres tout en restant cohérent. Cela est facile quand il s’agit d’un premier album, beaucoup moins lorsque l’on est déjà connu et reconnu toujours dans le même registre. Ainsi, il n’y aura pas de grande surprise à découvrir l’album sur l’éponyme Beat The Devil’s Tattoo, pur titre “howlien” qui fleure bon la poussière d’un western, mais on s’étonnera encore de constater à quel point il est parfait et efficace. Une impression immédiatement confirmée par Conscience Killer et Bad Blood qui lui succèdent : ce trio d’ouverture va piocher dans les différents albums des BRMC pour en reprendre le meilleur.

Beat The Devil’s Tattoo se répartit équitablement, entre rock et folk, entre ballade et shoegaze. Si War Machine sombre dans le progressif assez lourd, Sweet Feeling est justement l’une de ces ballades bienvenues qui mettent en avant la voix de Robert Levon Been et l’harmonica de Peter Hayes (sans réduire ce dernier à cet instrument, bien évidemment). Leah Shapiro prend quant à elle toute sa place en étant la seconde (et magnifique) voix sur The Toll. Une voix que l’on avait déjà pu découvrir avec le morceau inédit Done All Wrong sur… hum… la B.O de Twilight 2. Ce qui n’enlève rien au morceau (et la bande originale est plutôt pas mal).

Il est vrai que l’album n’échappe pas à quelques travers déjà rencontrés auparavant : certains y reprocheront trop de ballades (à tort) ou une rythmique parfois trop lourde (à raison). Il n’empêche que les Black Rebel Motorcycle Club sont également capables de se renouveler pour dépasser un peu plus leur musique, à l’image du progressif Shadow’s Keeper ou de Long Way Down, peut-être le titre le plus novateur pour eux. Et comme bien souvent, le groupe nous gratifie d’un morceau final de grande ampleur. Ici, c’est Half-State (10 minutes) qui se charge de conclure. L’édition collector n’est pas en reste avec ses deux titres bonus, 1:51 et Martyr. Si la première n’a rien de notable, la seconde nous plonge radicalement en arrière avec un riff de guitare que l’on croirait sorti des débuts du groupe (ok, on peut aussi y entendre Took Out A Loan voire American X du précédent album Baby 81), pour notre plus grand plaisir.

Avec Beat The Devil’s Tattoo, BRMC nous offre à nouveau le rock dans sa plus belle expression. Un genre musical souvent malmené, détourné, édulcoré, mais mythique. Qu’il est bon d’avoir un groupe nous le préservant dans sa forme pure.

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  1. internaute inconnu
    Black Rebel Motorcycle Club

    Black Rebel Motorcycle Club est un groupe de rock américain originaire de San Francisco et aujourd'hui basé à Los Angeles, constitué de Peter Hayes (chant, guitare, basse), Robert Turner, de son vrai nom Robert Levon Been (basse, guitare, chant), et Nick Jago (batterie). Robert Turner a choisi un pseudonyme afin de s'affranchir de l'influence de son père, Michael Been, chanteur de The Call. Les premières traces de Black Rebel Motorcycle Club sont à chercher en 1995, quand Peter Hayes et Robert Turner, alors lycéens, font connaissance à San Francisco. Tous deux sont passionnés par les groupes britanniques du début des années 1990, notamment ceux du label Creation (The Jesus and Mary Chain, My Bloody Valentine, Ride...). Ils rejoignent cependant chacun d'autres groupes, tout en essayant de garder contact afin de monter leur propre groupe dès que possible. Il est à noter que Peter Hayes a un moment oeuvré en tant que guitariste au sein d'un des groupes les plus prolifiques de la scène underground américaine des années 90, The Brian Jonestown Massacre, il fait d'ailleurs pour cela partie de la distribution du documentaire rock tourné par Ondi Timoner, Dig! relatant l'itinéraire de 2 groupes, les Dandy Warhols et les Brian Jonestown Massacre dans le monde de "l'industrie musicale". C'est en 1998 qu'ils quittent leurs projets respectifs et qu'ils forment, avec le batteur Nick Jago originaire de Cornouailles, un groupe appelé The Elements. Leur premier concert a lieu dès novembre 1998, mais le groupe change peu après de nom en découvrant un homonyme et opte pour Black Rebel Motorcycle Club, en référence au film L'Équipée sauvage (1953) : le Black Rebel Motorcycle Club est le gang de motards mené par le personnage de Marlon Brando. En 1999, une démo 16 pistes est enregistrée et pressée à 500 exemplaires, tous vendus au cours des concerts. Le groupe déménage alors à Los Angeles et est remarqué par la station de radio KCRW ; mais l'enthousiasme qu'il provoque atteint rapidement le Vieux Continent, où la BBC Sheffield nomme leur démo "Enregistrement de la semaine". La démo tombe même entre les mains de Noel Gallagher, coleader de Oasis, qui déclare alors au magazine MOJO que Black Rebel Motorcycle est son nouveau groupe préféré. De fait, le groupe bénéficie de l'engouement de la presse musicale autour du "renouveau du rock", mené par les Strokes ou les Kings of Leon. Les propositions affluent, des majors comme des labels indépendants, mais c'est finalement sur Virgin Records qu'est signé Black Rebel Motorcycle Club, en mars 2000. Après une courte tournée américaine aux côtés des Dandy Warhols, le groupe entre en studio et enregistre un premier album éponyme qui paraît en mars 2001. Les influences shoegazer du groupe s'y mêlent à un son crasseux évoquant The Stooges ou The Gun Club. Les mélodies ne sont pas en reste, et Black Rebel Motorcycle Club accède directement au statut de révélation. Deux ans plus tard, en septembre 2003, le groupe revient avec un album plus sombre et toujours aussi percutant, Take Them On, On Your Own, mais est remercié par Virgin Records huit mois plus tard. De plus, Nick Jago quitte le groupe à la fin de la tournée d'été 2004 pour cause de "conflits internes" (en fait des problèmes de drogues et d'alcool). Il s'agissait heureusement d'une mauvaise passe provisoire, puisque dès 2005 le groupe signe sur le label Echo en Europe et sur RCA aux États-Unis et dans le reste du monde. Nick Jago, lui, réintègre Black Rebel Motorcycle Club au cours de l'enregistrement du troisième album, Howl, qui paraît en août. Howl marque une évolution dans le style du trio : les chansons sont ici plus acoustiques et influencées par l'americana, ce qui leur confère une tonalité presque country. Baby 81, leur quatrième album, sort quant à lui en mai 2007 et renoue avec les ambiances électriques et sombres de leurs deux premiers opus, même si le premier single, "Weapon of Choice", ne renie par les apports de Howl avec notamment quelques arpèges de guitare sèche en intro. Baby 81 est souvent présenté comme leur meilleur album avec B.R.M.C. sorti en 2001. User-contributed text is available under the Creative Commons By-SA License and may also be available under the GNU FDL.