Rarement chronique aura été aussi difficile, vacillante entre la diatribe et l’éloge. The Beatles, groupe mythique s’il en est, se voit compilé d’une façon particulière par le producteur George Martin et son fils Giles, avec l’approbation de Paul McCartney, Ringo Starr, Yoko Ono Lennon et Olivia Harrison. Tantôt, ce sont des passages qui sont isolés, tantôt les morceaux sont mixés pour créer une transition entre eux, mais bien souvent on en revient aux compositions originales pour apprécier complètement l’œuvre du groupe. Entre le massacre et l’apologie, on penchera donc plutôt pour cette dernière, tant après tout il n’est question que d’arrangements, le violon d’Ingres de George Martin.
Le résultat ne sera pas pour autant exempt de reproches puisque chacun aura le droit de trouver que telle mise en avant (ou à l’écart) n’est pas judicieuse, que tel instrument ne méritait pas qu’on l’isole (ou qu’on l’efface). Mais dans la mesure où tous les morceaux sont reconnaissables, il demeure bien difficile d’attaquer Love sans les toucher eux-mêmes, un risque bien trop élevé pour qu’on le prenne…

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