Broken Bells – Broken Bells

pochette
  1. The High Road
  2. Vaporize
  3. Your Head Is On Fire
  4. The Ghost Inside
  5. Sailing to Nowhere
  6. Trap Doors
  7. Citizen
  8. October
  9. Mongrel Heart
  10. The Mall and Misery

Broken Bells est un mélange détonant : d’un côté James Mercer, talentueux leader du groupe The Shins, de l’autre Danger Mouse (Brian Burton) l’un des membres de Gnarls Barkley, récent collaborateur de Sparklehorse et producteur inspiré de Gorillaz, Beck, The Black Keys ou The Good, The Bad and the Queen.

Voilà ce qu’on appelle un CV en béton. Certains seront tentés de faire un raccourci simpliste Broken Bells = Gorillaz + The Shins. Et même si c’est aller un peu vite, on ne pourra pas forcément démentir. Peu importe, voici de toute façon un album qui parle pour lui-même : Broken Bells, c’est une petite sensation dans le monde de la pop.

Vous n’aurez pas à attendre pour apprécier la beauté du disque : il s’ouvre sur The High Road, qui est déjà un classique tant il est immédiat. Et parfait. On ne pouvait rêver meilleure entrée en la matière. Une ritournelle légère mais mélancolique qui vous colle aux oreilles… avant d’être remplacée par la suivante. Car Broken Bells c’est cela : une succession de titres avec chacun ses charmes (les instruments, le refrain, les chÅ“urs, les ruptures, les rythmes…) qui confèrent une âme aux morceaux.

Alors c’est vrai qu’à l’instar d’un The High Road, d’autres titres tirent l’album vers le sommet. C’est le cas de Vaporize, ou encore du tube en puissance The Ghost Inside où l’influence de Danger Mouse est évidente : on croirait entendre du Gorillaz. Tandis que juste après, avec Sailing To Nowhere ou un peu plus loin avec Citizen, c’est plutôt du Elliott Smith qui se dégage, à rapprocher de The Shins donc.

Vous le constaterez, chacun des deux a réussi à imposer sa marque, son style, avec talent. Et  le bilan qui se dresse à la fin de l’album est évident : plus qu’un mélange, c’est une véritable symbiose qui s’est opérée, les deux dernières pistes en sont un magnifique exemple. Mongrel Heart avec sa partie western à la Ennio Morricone, et The Mall and Misery sont de pures merveilles qui ne laissent rien paraître au premier abord mais révèlent leur grandeur en cours d’écoute.

En 2010 il faudra compter avec Broken Bells. Et il n’y a plus qu’à espérer que cette collaboration ne soit pas un simple coup unique, mais bien le début d’une longue série d’albums tout aussi réussis que cette petite merveille.

  1. internaute inconnu
    avis n°1

    Si comme moi ,vous pensez que Damon ALBARN et Brian BURTON alias Danger Mouse sont actuellement les deux "Porte-drapeaux" du renouvellement de la pop anglo-saxonne alors réjouissez-vous ,le hasard du calendrier des sorties musicales va opposer le projet cartoon GORILLAZ du BLUR en chef au projet parallèle du producteur de génie qu'est Danger Mouse.Et pour cet album éponyme ,la moitié de Gnarls Barkley s'est associé a James Mercer, chanteur et fondateur de The Shins.Quand je vous parle d'opposer ,je ne plaisante pas car cet album sonne dans la plus pure veine pop alors que le Plastic Beach de Gorillaz s'est définitivement tourné vers le hip hop .On retrouve sur cet album la patte du producteur qui nous avait tant plu sur le Modern Guilt de BECK ou les arrangements legèrement 70's rencontrés sur The Good The bad and the Queen (encore un projet parralèle d'ALBARN et de MOUSE)....Les titres s'enchainent, formant un kaleidoscope de potentiels tubes comme ce "The High road" qui ouvre l'album melangeant un schéma pop a une langoureuse soul qui hantera vos esprits...S'en suivent les "Vaporize" avec un son "crade" déjà entendu sur les albums du défunt Mark Linkous de SPARKLEHORSE,"Your head is on fire" et surtout "The ghost inside" qui ne dépareillerait pas sur le nouveau GORILLAZ si ALBARN avait voulu une suite dans la tradition de DEMON DAYS..On s'attardera sur "Trap Doors" qui nous fait penser a une rythmique des "Tears for fears" très 80's,au superbe "Citizen",au "Mongrel Heart" et son intro et sa rytmique empruntées aux vieux albums de CURE,pour finir sur un nostalgique "The Mall and Misery" .Mission remplie pour ce partenariat qui nous présente un album jouissif ,légèrement rétro dans lequel le fan de Gorillaz ,de Beck ,de Sparklehorse se reconnaitra....La question est "Est-ce que le fan de Gorillaz se reconnaitra dans un "Plastic Beach" qui tourne définitivement le dos a une fusion pop -"trip-hop" qui pourtant avait fait la renommée du groupe?...dans le cas inverse passez a l'alternative BB comme Brian Burton ou Broken Bells......

    2010-03-07
5.0/ 5
note du web:cette note des internautes pour cet album ne représente pas celle d'Onlike, tout comme les avis au-dessus. Vous pouvez donner votre propre avis ci-dessous dans les commentaires.

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