The Dead Weather – Horehound

- 60 Feet Tall
- Hang You from the Heavens
- I Cut Like a Buffalo
- So Far from Your Weapon
- Treat Me Like Your Mother
- Rocking Horse
- New Pony
- Bone House
- 3 Birds [Instrumental]
- No Hassle Night
- Will There Be Enough Water?
The Dead Weather : encore un nouveau combo mené par Jack White (à la batterie), avec la chanteuse de The Kills (Alison Mosshart), le guitariste de Queens of the Stone Age (Dean Fertita), et le bassiste de Greenhornes (Jack Lawrence). Du beau monde, mais comme en cinéma, ce n’est pas le casting qui fait les bons films.
En l’occurrence Horehound, c’est du blues rock avec ses quelques moments de grâce musicale (les envolées de 60 Feet Tall, I Cut Like A Buffalo) mais un ensemble finalement assez habituel quand on connaît Jack White. Rien de très surprenant chez The Dead Weather après avoir connu The Raconteurs. Les noms changent, les personnes aussi, mais le point commun Jack White (et Jack Lawrence aussi, n’oublions pas) traîne son style partout où il passe. Le riff sur Treat Me Like Your Mother (très sympa, au passage) ou sur No Hassle Night, c’est du déjà entendu.
Mais Alison Mosshart n’est pas en reste, et il lui arrive également de nous faire du Kills, comme sur Bone House. Dès lors se pose le problème de l’identité du groupe : ce combo The Dead Weather sonne comme un mélange plutôt qu’une vraie entité. C’est son principal défaut. Évidemment les fans des White Stripes, des Raconteurs et des Kills seront ravis — et moi-même je ne suis pas mécontent de la tournure de certains titres — mais ceux qui cherchent de la nouveauté n’en trouveront pas. Du coup, Horehound soulève une question plus générale : faut-il à chaque fois créer un nouveau groupe pour marquer une collaboration? Pour ma part j’en suis de moins en moins persuadé…







Jack White fonde The Dead Weather en parallèle avec White stripes et les Raconteurs, à quand le prochain rock-gang ? Toujours est-il que cet album est décapant et nous entraîne dans du rock garage expérimental où la rythmique martèle des tempos hypnotiques. La chanteuse s'égosille avec rage comme dans« treat me like your mother » par exemple et la guitare balance des riffs acides « hang you from the heavens » sur des percussions déjantées assurés par Jack White himself. On n'hésite pas à déglinguer « new poly » de Bob Dylan dans cet opus surprenant qui nous emmène, pendant près de 54mn et 11 titres, dans un rock garage destroy assez réussi, j'en conviens.
2010-02-10