Sigur Rós – Hvarf/Heim

- Salka
- Hljómalind
- Í Gær
- Von
- Hafsól

Toute la beauté de Sigur Rós dans un double album au concept bien étrange : en mettre le plus tout en faisant le moins. Hvarf/Heim est donc une compilation faite de morceaux “presque” inédits (premier disque) et de versions acoustiques enregistrées en concert (second disque). Dans tout cela (11 pistes au total) il faut faire le tri. Et en tout premier lieu, il faut se demander ce que l’on recherche dans Hvarf/Heim : les morceaux inédits ou le live. Car si c’est la seconde galette qui vous tente, vous risquez bien d’être déçu(e). Les morceaux acoustiques ne s’écartent quasiment pas des versions studio, alors à moins d’être un fan des clap-clap du public, l’intérêt est tout relatif.
Il n’empêche : cela reste du Sigur Rós, donc des compositions magnifiques, envoutantes même si il leur manque la puissance des guitares électriques qui font décoller une foule. Le disque Hvarf peut quant à lui ravir ceux qui ne connaitraient pas encore tous les morceaux du groupe, même si les “tubes” sont sur Heim. Dur dur…
Hvarf :
1- Salka
2- Hljómalind
3- Í gær
4- Von (nouvelle version)
5- Hafsól (nouvelle version)
Heim :
1- Samskeyti (acoustic)
2- Starálfur (acoustic)
3- Vaka (acoustic)
4- Ágætis Byrjun (acoustic)
5- Heysátan (acoustic)
6- Von (acoustic)







Un disque, non, deux disques indispensables, que l'on connaisse les quatre albums sur le bout des doigts ou que l'on en ait une vague idée. Indispensables car nos quatre garçons dans le vent - froid, évidemment, comme celui qui cingle leur mystérieuse île d'origine - insufflent tout au long de ses soixante-dix minutes cette indicible chose, ce charme, cette magie, qui donne parfois l'étrange impression que leur musique vient d'un autre monde.
2007-11-14Les morceaux inédits ne peuvent décevoir, chacun esquissant ses propres contours, et que dire des reprises acoustiques, enregistrées en prise directe? Cette voix plus improbable encore, ces sonorités douces et moelleuses comme du coton vous enveloppent dès la première note, presque malgré vous. Vous voilà alors pris de frissons et même de vertiges, sous les violons et le rythme alourdi de "staralfur", ou par un extraordinaire "agaetys byrjun", et tant d'autres choses encore.
Mais chut, laissons plutôt nos oreilles s'en délecter.