Kaiser Chiefs – Off With Their Heads

pochette
  1. Spanish Metal
  2. Never Miss A Beat
  3. Like It Too Much
  4. You Want History
  5. Can't Say What I Mean
  6. Good Days Bad Days
  7. Tomato In The Rain
  8. Half The Truth
  9. Always Happens Like That
  10. Addicted To Drugs
  11. Remember You're A Girl

La sortie d’un album de Kaiser Chiefs est toujours regardée d’un peu plus près que les autres car depuis ses débuts le groupe nous a habitué à de grands morceaux efficaces auprès du public.

Off With Their Heads est donc “seulement” leur troisième album, mais on se demande immédiatement lesquels de ses titres vont débouler sur les ondes, les MP3, les bacs de singles et connaître leur succès habituel. En l’occurrence, celui qui se détache du lot presque instantanément, c’est Never Miss A Beat. Et puis… mince, l’album vient de se terminer, je n’ai rien retenu d’autre d’aussi bien.

Alors le doute s’installe : avons-nous là un mauvais album de Kaiser Chiefs ? ça serait bien le premier. Et c’est là que commence le “sortilège” d’Off With Their Heads, un truc qu’on avait déjà expérimenté auparavant et acquis comme tel : il suffit de trois ou quatre notes de musique bien alignées, couplées à la voix particulière de Ricky Wilson, pour réussir un titre de Kaiser Chiefs. A chaque fois ça marche; et si sur les deux albums précédents cela était flagrant dès la première écoute, avec ce troisième disque c’est plus subtil, pour ne pas dire plus sournois. Comprenez par là que si Off With Their Heads est inférieur à ses prédécesseurs, il est aussi un peu plus malin. Et à force de l’écouter encore et encore, on tombe dans son piège, on se fait avoir par des titres qui n’avaient rien signifié pour nous au départ mais qui inconsciemment s’étaient immiscés dans la tête, au point que lorsque que l’on revient dessus, on finit par les aimer.

L’introductif Spanish Metal, la seconde partie explosive de You Want History, les “hey! hey!” de Good Days Bad Days, le rap de Sway sur Half The Truth ou la présence de Lily Allen (sur Never Miss A Beat mais surtout sur la très bonne Always Happens Like That), l’album contient effectivement son lot bombes potentielles à balancer aux oreilles de n’importe qui, au hasard, en espérant que ça touchera le maximum de gens. Non, ce n’est pas très délicat comme méthode, mais ça fait souvent des ravages. Comme exception vous aurez le dernier titre Remember You’re A Girl, qui est la ballade caution du disque.

Les Kaiser Chiefs ne font jamais dans la dentelle pour s’imposer. Off With Their Heads est leur nouvelle arme.

  1. internaute inconnu
    avis n°1

    Je me rappelle clairement la sortie de leur premier album, `Employment', et me faire la réflexion, "bon sang, quelle combinaison d'originalité et d'énergie!". Et bien, cette remarque reste avérée pour le deuxième et maintenant troisième opus.
    `Off their Heads' fait plaisir à écouter tant il donne du tonus pour entreprendre n'importe quoi. La voix chaleureuse de Ricky Wilson s'adapte à tous les genres, ou bien en repoussant les murs ou en se faisant caressante.

    `Never miss a beat' est une preuve que le groupe n'est pas à cours de jus si la démonstration était nécessaire. `Can't say what I mean', `you want history' le confirment également.

    Le groupe a développé un son caractéristique qui signe chacune de leur création. Il n'y a aucun doute sur le succès de cet album.

    A noter le dernier morceau, `Remember you're a girl' chanté par le batteur Nick Hodgson comme il l'avait fait pour l'album précédent.

    Au global, si on doit se garder d'un sens critique, `Off their Heads' tire peut être un poil en dessous de leurs créations précédentes avec certains morceaux un peu 'à l'économie' mais dans l'ensemble, l'album mérite largement votre investissement.

    « Keep them coming lads ! »

    Fabien Jacquot - Asnières sur Seine

    2008-11-16
  2. internaute inconnu
    avis n°2

    Ah, l'Angleterre, son poisson et ses frites, ses retraités et ses excentriques...Arrêtons-là, La Splendide Albion donne au Monde ce que le Rock a de meilleur depuis maintenant près de 50 ans. Dernier Avatar "Never Miss A Beat". C'est grand, c'est beau, c'est bon, ça s'écoute à fond.
    Leeds, nouvelle capitale du Rock

    2008-10-21
  3. internaute inconnu
    avis n°3

    Whaouh, le moins que l'on puisse dire c'est que la première écoute de ce troisième Kaiser Chiefs est déroutante. On tend l'oreille, on écarquille les yeux. Impossible : le groupe a donc interrompu prématurément sa tournée triomphale de l'an dernier tellement il était pressé d'entrer en studio pour donner une suite à l'excellent « Yours truly, agry mob », et tout cela pour commettre ça ? Ca, c'est-à-dire un CD dans lequel on ne retrouve grosso modo les Kaiser Chiefs que l'on aime que sur un seul morceau, l'imparable single (imparable single, c'est quasiment un pléonasme lorsque l'on parle de ce groupe) « Never miss a beat » ? Apparemment oui. Parce que pour le reste, c'est la douche froide : le son est plus policé (plus pop que pop-rock en quelque sorte) que d'habitude, les onze morceaux sont très courts (le plus long dure 3'54 et quatre d'entre eux durent moins de 3 minutes), mais aussi beaucoup plus simples qu'avant (mélodies épurées quasiment au maximum, pas de digressions instrumentales). Ouch.

    Dans les faits, cela nous donne un surprenant morceau d'ouverture (« Spanish metal ») qui mélange une guitare menaçante, un riff de synthé à la B52's et une mélodie psychédélique à souhait. Ailleurs, on trouve carrément deux titres discoïdes, « You want history » et « Good days bad days », deux morceaux glam gentiment kitsh, « Like it too much » et « Always happen like that », une chanson pop au titre pour le moins énigmatique, « Tomato in the rain », deux hymnes punky, « Can't say what I mean » et « Half the truth » (ce dernier comportant l'intervention d'un... rappeur !), et le tout se termine sur une petite ritournelle très seventies chantée par le batteur du groupe. Encore une fois, ouch. On se dit vraiment que ce n'est pas possible : après deux albums aussi formidables qu' « Employment » et « Yours truly, angry mob », les Kaiser Chiefs n'ont pas pu se planter à ce point sur leur troisième disque... Eh bien non, rassurons tout de suite les fans : le groupe ne s'est absolument pas planté !

    Si la première écoute est aussi décevante que déroutante, à partir de la troisième ou de la quatrième, tout commence à se mettre en place. En fait, le plus dur est d'accepter que les Kaiser Chiefs n'ont pas fait l'album que l'on attendait d'eux. Parce qu'une fois que ce « deuil » est fait, ça va tout seul, il n'y a plus qu'à se laisser aller : les accroches mélodiques et les refrains ont en effet été épurés et simplifiés, mais ils sont bel et bien là, prêts à accrocher votre oreille et à entrer dans votre cerveau pour ne plus jamais en sortir. En fait cet album est une sorte de poison : quand on le prend on ne ressent rien de particulier, et puis petit à petit les effets montent (les refrains s'imposent, chaque chanson diffère totalement de la précédente) et on est foutu. Définitivement.

    Au final donc, « Off with their heads » est un disque qui réserve des surprises, qui au niveau du son est plus orienté post punk 1978-1980 que britpop 1994-1996, et qui, une fois que l'on est rentré dedans tourne et tourne et tourne encore dans la platine. Vivement que le groupe revienne faire une tournée en France...

    2008-10-20
4.5/ 5
note du web:cette note des internautes pour cet album ne représente pas celle d'Onlike, tout comme les avis au-dessus. Vous pouvez donner votre propre avis ci-dessous dans les commentaires.

This website uses IntenseDebate comments, but they are not currently loaded because either your browser doesn't support JavaScript, or they didn't load fast enough.