Pour son sixième opus studio, le quintet d’Oxford revient en force, proposant un album plein de sonorités différentes, à la fois nouvelles et anciennes.
Anciennes, car certains morceaux reprennent des instruments que l’on avait pas entendu depuis longtemps (avant Kid A et Amnesiac), pour notre plus grand plaisir.
Nouvelles, car Radiohead continue son exploration des sentiers musicaux jamais empruntés avant eux, avec le risque bien connu de déplaire aux oreilles peu habituées.
En clair, de l’excellent (mais traditionnel) “Go To Sleep” jusqu’au médiocre (mais expérimental) “The Gloaming”, Radiohead sert Hail To The Thief (HTTT) sur un plateau de richesses sonores. On salue la maîtrise des morceaux et on respecte le goût de l’aventure qui peut excuser certains titres moyens car trop innovants.
Note : Après le détail des titres se trouvent les faces-B de l’album.
Hail to the Thief
01. 2 + 2 = 5 : 15 secondes pour accorder les guitares et voici Hail To The Thief qui démarre avec un rythme soutenu et la voix de Thom Yorke magnifiquement bien posée. 1’53 : un “Because” énervé lance un tempo qui l’est tout autant. Un bon et vrai morceau de rock, superbe comme Radiohead sait (savait) si bien les faire.
02. Sit down. Stand up : plus douce, il semble revenir de très loin des clochettes (ou plutôt xylophone) du magnifique “No Surprises” d’OK Computer. Là encore, voix parfaites (elles se surperposent). La chanson paraît accélerer lentement. 3’04 : c’est parti pour un matraquage de “the raindrops” chanté jusqu’à la fin, électro en prime. Efficace et réussi.
03. Sail to the Moon : décidemment HTTT démarre très fort ; ce 3ème morceau est intouchable ou presque, tellement il est magnifique. Le tandem piano + voix est une merveille. “Sail to the Moon” est effectivement une navigation sur des eaux tranquilles, même si les sonorités de la chanson laissent un petit “côté obscur” en arrière goût. Il y a du Kid A dans cette chanson, rappelant presque le dangereux “In Limbo” de cet album.
04. Backdrifts : pour le coup on passe à du Amnesiac, version “Like spinning plates” pour l’intro (rien ne vaut le live pour cette dernière). Finalement le son semble épuré et la voix a vraiment la place principale. Le résultat est bizarre car on ne s’attend pas à un tel chanté sur ces sons électro-sourds. 3’17 : des notes de piano viennent relever le tout mais pas suffisamment. “Backdrifts” est uniforme, trop uniforme. Comme toujours dans ces cas là, il faut aimer le rythme, sinon c’est raté. Pour ma part c’est trop long, je me lasse.
05. Go to Sleep : Ouh ! une guitare acoustique !!! Ça fait longtemps, et c’est un grand plaisir. La ’vieille époque’ des débuts de Radiohead résonne comme une belle histoire, un souvenir, une anecdote. Il y a eu un “avant OK Computer” et c’était déjà bien. Pour le coup ça me manque. Cette fois-ci la chanson est trop courte car magnifique. Deuxième single de l’album.
06. Where I End and You Begin : la basse donne ici un tempo et une sonorité sombres, contrebalancés par la voix de Thom Yorke et des notes plus aigues, comme des tentatives de légèreté. Une ombre venue de Kid A (et qui traverserait tout l’album) anime ce morceau, qui n’est pas l’un des meilleurs mais semble vraiment posséder une âme.
07. We suck Young Blood : Piano lancinant, voix lancinantes, des claps lancinants en fond, on ne s’y prendrait pas mieux pour faire une complainte. Et c’est diablement réussi. Une brève accélération à 2’58 et la chanson semble reprendre, mais on sait qu’il s’est passé quelque chose qui fait que le reste ne sera plus pareil. Cette chanson confirme qu’il y a une présence fantômatique sur tout l’album. Rare et beau.
08. The Gloaming : que je sous-titrerai ironiquement “Ou quand l’expérimentation est un échec”. Pas même l’écho de la voix de Thom ne vient sauver ce morceau décidement vide. Il n’est même pas gâché (car ça voudrait dire qu’il aurait pu être sauvé), il est définitivement mauvais. La voix ne donne aucun goût, les sons semblent venir d’un atardé s’excitant sur son Atari. C’est désagréable au possible.
09. There there : des tambours du plus bel effet, une voix mélodieuse qui raconte une histoire. Le premier single de l’album. Sauf que, un côté répétitif accentué justement par le rythme des tambours commence à ennuyer. Il faut que ça démarre, et heureusement ça démarre à 3’57. La chanson reprend du souffle, guitare à l’appui. Il y a une insistance qu’il n’y avait pas au début et qui semble expliquer le répétitif. Et finalement ça se calme et ça se termine avec un dernier coup de tambour.
10. I will : petit morceau (1’59), très joli ; une guitare et plusieurs voix qui se superposent (2 et 3). Le traditionnel interlude des albums de Radiohead est plein d’intérêt. Très beau (trop court ?) En tout cas il s’enchaîne parfaitement avec…
11. A Punchup at a Wedding : des accents soul (ou funk, j’arrive pas à qualifier le genre), et de nouveau cet effet bizarre de lassitude qui envahit car la chanson paraît uniforme, et se donne vraiment du goût pendant la dernière minute, quand elle s’éteint progressivement.
12. Myxomatosis : Excellent morceau plein d’orgueil et de force, sorte de rouleau compresseur musical d’une remarquable efficacité qui sait convaincre son public au cas où il ne serait pas déjà conquis. Agrémenté de pauses dans sa course, “Myxomatosis”, peu de choses à lui reprocher (voire rien, avouons-le). L’inovation est ici un succès. Ce son lourd comme une masse imposante est la clé du titre.
13. Scatterbrain : Petite mélodie, petite chanson tranquille et sympa, légère. La répétition n’est pas ici un problème (comme quoi, ça dépend des goûts personnels).
14. A Wolf at the Door : La mélodie n’est pas mauvaise, mais Thom qui jamme (comprenez qu’il ne chante pas mais plutôt parle et débite les phrases) du moins pendant les couplets, ça n’est pas du meilleur effet. Est-ce une chanson de fin d’album ? Je ne pense pas.
Les faces-B
Faces-B du single “There there”
- Paperbag writer (3’58 ) : commence comme une musique de vieux film noir, la voix filtrée de Thom Yorke n’est pas sans donner un petit côté Eels à cette chanson, renforcé par l’aspect sombre et qui est donné par la basse très forte de Colin Greenwood. Il n’y a pas vraiment de rupture de rythme sur ce titre qui coule tout seul, malgré quelques pauses des instruments. On retrouvera cette impression de chanson continue dans d’autres faces-B.
- Where bluebirds fly (4’34) : gros contraste avec la précédente, ici tout est expérimental. L’électronique est omniprésente, dès les cliquetis, puis le ryhtme d’une course effrénée donné par des notes très rapide. Mais pourtant il y a une opposition flagrante avec la voix, qui est elle très lente et accompagnée de sonorités plus classiques. Tout au long de la chanson les lenteurs prennent peu à peu le dessus, avant de disparaître et de laisser la fin aux sons électros du début. Si Radiohead avait un message à faire passer, on n’aurait pas trouvé meilleur moyen que ce morceau…
Faces-B du single “Go to Sleep”, CD 1
- I am Citizen Insane (3’31) : il est déjà très difficile de sortir de “Go to Sleep”, tant cette chanson est géniale (ma préférée, capable de tenir en tête toute la journée ; impossible de vous dire ma joie de la voir sortir en single, deux CD en plus !). C’est pourtant le pari réussi de “I am Citizen Insane”, qui prend le risque de complètement partir à l’opposé avec de l’électro. Mais le résultat est grandiose : on entend au début des sortes de vagues laissant imaginer une plage déserte. Le rythme est posé et exotique, avec un matraquage de “bumps électros” (= petits coups rapides de batterie électronique). L’évasion est garantie, “Go to Sleep” est oublié (bravo) et on ne sait absolument pas à quoi s’attendre sur la chanson suivante…
- Fog (again) - Live (2’19) : magique, c’est le mot pour définir Fog. Ce retour de Thom Yorke au piano illustre son génie musical en puissance (la voix est envoutante), on se remémore le sensationnel “Like Spinning Plates” de l’album live I Might be Wrong. Cette chanson, enregistré lors d’un Music Planet 2Nite, est bien trop courte, mais elle a ce côté précieux qui en fait un morceau magnifique.
Faces-B du single “Go to Sleep”, CD 2
- Gagging Order (3’35) : cette fois-ci Radiohead ne joue pas la carte de la surprise ; après le toujours génial Go to Sleep, le groupe nous offre “Gagging Order”, une ballade avec de nouveau une guitare acoustique, et la voix de Thom seulement. L’enchaînement est donc parfait. La chanson est continue (comme vu plus haut), pas de rupture tragique, d’accélération ou autre rythme cassé. Très douce et très jolie.
- I am a Wicked Child (3’07) : toujours des guitares, pour cette chanson très classique également, qui pourrait faire penser à “There there”, dans une version plus calme. Il faut noter la présence d’un harmonica qui donne un côté ’country far west’. Très courte, parce qu’elle est bien ; il n’y a pas grand’chose à rajouter.
Difficile de faire un choix entre ces deux CD de Go to Sleep, tant ils se valent par la qualité des morceaux qu’ils contiennent. Et pourtant on comprend qu’il y ait deux CD car ils sont totalement différents. Autant le 1er est hétéroclyte entre le single, la 1ère face-B expérimentale et le live au piano, autant le 2ème contient la même ambiance tout le long de l’écoute. Heureusement vous pouvez retrouver toutes ces faces-B dans le “Com Lag EP” sorti en import jamponais. Dans tous les cas, Radiohead en impose, et annonce la fin du cycle Kid A / Amnesiac par ce Hail To The Thief et ces faces-B résolument prophétiques de l’avenir musical du groupe.

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Vous avez sans doute vu ça sur les blogs, la tendance du moment c’est de se créer un avatar façon manga chez Face Your Manga (disponible uniquement en italien pour le moment).
On en parle parce que pour une fois l’outil est plutôt joli et bien personnalisable. Et que le rendu visuel final est généralement satisfaisant, pour ne pas dire flatteur.
Bon attention l’animation de l’avatar n’est pas comprise (il faudra la bidouiller soi-même), et surtout prenez bien soin de terminer correctement votre avatar avant de valider car une popup (flash) s’ouvre par-dessus votre création et vous oblige à fournir une adresse email valide pour la récupérer (sauf si comme moi, vous faites des captures d’écran avant cette étape, pour récupérer l’image sans s’inscrire).

Petite news presque interne. Certains s’en souviennent, une vieille version d’Onlike avait déjà tenté l’aventure d’un thème plutôt sombre (qui ressemblait à ça). Le plus difficile est de concilier ce qui peut être obscurci et ce qui doit rester blanc (ou clair) pour des raisons de confort de lecture.
Après quelques essais, les limites ont été définies comme suit : un fond général sombre, un contenu qui reste clair mais avec des touches plus “dark” également. La peinture n’est pas encore sèche et bien au contraire, il reste à étoffer l’index du site et à se débarrasser du orange (on ne rigole pas, c’est plus dur que prévu).
Il y a également quelques bannières de pub qui ont sauté au passage (qui trainaient dans les sections et les résultats de recherche) et des effets — encore subtils — de transparence qui font qu’après de nombreuses années d’efforts Onlike ne sera désormais plus complètement compatibles avec Internet Explorer 6. Il faut aller de l’avant et tandis que les navigateurs progressent sans cesse (il y en a même de nouveaux qui sortent, comme Google Chrome) on peut plus continuer à étirer le spectre des mises en conformité à l’infini.
Il n’empêche, la chasse aux bugs continuera, mais dans l’ensemble nous voilà habillés pour l’hiver! Onlike goes dark.
Il semble bien que le jeu distrayant de l’été soit La Brute, un concept simple et maintes fois exploité où l’on créé un personnage dans le but de le faire s’affronter à d’autres, afin de gagner des compétences et bien sûr de grimper dans le classement.

Evidemment Chuck Norris est de la partie...
Le jeu possède néanmoins quelques petites fonctions agréables comme la possibilité de revoir tous les combats. Le nombre de combats est limité à 3 par jour, pour éviter les “brutes” hardcore gamers. En revanche l’attribution des caractéristiques de départ et des bonus est aléatoire, ce qui peut s’avérer frustrant.
Autre point positif, aucune adresse email n’est à fournir. Certes si l’on veut protéger le personnage que l’on a créé, un mot de passe sera nécessaire. Le danger est que l’on se mette à protéger 1, puis 2, puis 3 “brutes”… renforçant le côté viral du jeu, déjà présent avec la fonction d’”élève” : chaque personnage peut devenir le maître de nouveaux élèves (une sorte de parrainage simplifié) lui rapportant un peu d’expérience. Ainsi par exemple on peut voir que Fred Cavazza (www.fredcavazza.net) est l’élève de Cédric Giorgi (www.cedricgiorgi.com)… Même Olivier Ruffin y va de son widget WordPress pour afficher sa brute.
Evidemment, pour l’été nous succombons, alors il y a donc ma brute perso.
Ensuite à vous la joie, outre de nous d’affronter, puis de vous frotter également à des célébrités déjà reconnues comme Chuck Norris (si vous l’osez), Jack Bauer, Hank Moody, etc… Et bonnes vacances hein.
A force de devoir modérer les commentaires de cet article, ils ont été supprimés et fermés. C’est le problème des phénomènes qui attirent les enfants.
On peut dire que cela aura été rapide. A peine le firmware 2.1 pour iPod touch sorti, son jailbreak est déjà disponible via le logiciel QuickPWN.
Il aura cependant fallu passer par une méthode compliquée avant d’avoir la bonne (la plus simple : on télécharge le logiciel, on le décompresse, on le lance et on suit les instructions).
Pour télécharger QuickPWN (15,4Mo) et jailbreaker son iPod touch 2.1, rendez-vous ici pour les différents liens : http://www.quickpwn.com/2008/09/jailbreak-ipod-touch-21-gui-version.html
Vous aurez compris que ce logiciel ne fonctionne que pour iPod touch et non pour iPhone.

On ne fera pas la bêtise de rajouter “iPhone killer” cette fois-ci (comme avec le Touch Diamond) car non, l’iPhone semble bel et bien à part et exempt de toute concurrence. En revanche, le nouveau HTC Touch HD offre un nouvel angle d’approche très intéressant.

Avec son écran tactile de 3,8 pouces et une résolution de 800×480 pixels, on entre désormais dans une autre dimension concernant la visualisation des éléments (toujours avec l’interface Touch FLO 3D). Le HTC Touch HD (on se demande encore si le terme HD n’est pas exagéré s’il s’agit de haute définition) est compatible Wi-Fi, 3G+ et Bluetooth 2, embarque un GPS/A-GPS et un capteur photo de 5 mégas.
On l’attend pour la fin d’année (vous pensez donc à Noël). Et comme souvent, un blog (apparemment non-officiel) a été ouvert pour relayer les informations concernant le produit : htchd.com. Notez qu’avec 8 membres inscrits à son forum il a le temps de voir venir le téléphone. Mais qui sait, maintenant que ce HTC Touch HD est rendu officiel, son succès est-il déjà programmé ?
Vous avez un iPhone ou un iPod touch ? Nous avons une version spéciale pour vous.

