Roadmap 26 – Séoul, vibrante capitale entre culture et tradition (2/2)

17 October 2016

Il y règne une énergie et une créativité qui ne cesse de surprendre.

Liste non exhaustive, mais déjà bien étoffée, de ce qu’il faut absolument faire, voir, manger, goûter, tester…

Le long de la rivière Hangang River (et de la fausse Cheonggyecheon Stream River)

La Hangang River sépare Séoul en deux rives qui ont été réhabilités dans les années 80 afin d’offrir aux Séoulites des espaces de détente et de sport. Le long de la rivière s’étend le Hangang Citizens’ Park où l’on peut flâner à vélo, jouer au basket, pique-niquer, faire de la musculation… Un vrai bol d’air accessible qui traverse la ville d’Est en Ouest.

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En 2005 la ville a ré-ouvert le Cheonggyecheon, un cours d’eau de 6km de long en plein cœur de la ville. Après des travaux titanesques (incluant la destruction d’une voie express) le résultat est très réussi. Petits ponts, street art, jeux d’éclairage, animations et expositions éphémères. La balade est très fréquentée et permet de respirer un peu en dehors du trafic.

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Jjimjilbang, aux bains publiques

Qu’il est bon de venir se détendre dans les bains coréens. Véritables institutions, les coréens vont aux bains publics régulièrement, en famille ou entres amis pour se détendre, se reposer et se purifier. Chacun revêt son pyjama (fournit par la dame de l‘accueil) et se retrouve dans les espaces communs. A la découverte des étages se succèdent un restaurant, un club de fitness, un karaoké, une bibliothèque, une salle de télévision, une salle de jeux. On vient surtout au jjimjilbang pour les salles aux promesses diverses et variées. Chaque salle a une fonction bien précise : hwang-to (de couleur ocre et qui sent bon la forêt) ôte les toxines et les douleurs, sogeum-bang (la salle de sel), on s’allonge dans des cristaux tous chauds qui eux aussi éliminent les toxines et améliorent les fonctions rénales et cardiaques, le bulgama (la salle très très chaude à plus de 80°) dans laquelle on transpire rien qu’en poussant la porte, l’uleum-bang (la salle de glace à -6°) à faire après le bulgama et faire redescendre la température du corps.

Enfin, les hommes et les femmes se séparent pour profiter (nu) de bains et saunas à différentes températures (de chaud à très chaud) et faire ses ablutions. On passe volontiers 3 heures à flâner au jjimjilbang, prenez votre temps, c’est ouvert 24/24 et cela coûte trois fois rien (environ 10000wons, 8€).

 Où aller se purifier : Siloam Sauna sans hésiter et éviter Dragon Hill Spa (plus fréquenté par les touristes chinois et japonais que par les Séoulites)

Le phénomène K-Pop et Drama

Mais pourquoi un tel succès à travers le monde pour les dramas (sorte de Plus Belle la Vie séoulien) et les boysbands coréens? Mais parce que les Coréens sont les beaux gosses de l’Asie! En plus d’être jeunes et beaux, les chansons ont un rythme entêtant, ils dansent tous ensemble sans faux pas et bien évidemment chantent l’amour et les bons sentiments.

Les vedettes de K-Pop et dramas sont de véritables icônes nationales, sorte de dieux sur Terre incarnant la perfection asiatique. On ne peut leur échapper puisqu’ils bénéficient d’un soutien marketing digne de la grande Céline avec produits dérivés à gogo (incluant bien entendu leurs têtes sur des chaussettes), agenda de ministres avec plusieurs représentations publiques par semaine (interviews, inaugurations, concerts…) et incarnent les grandes marques nationales (à chaque jus d’orange sa célébrité).

La télévision coréenne diffuse ces soap operas tout le temps! Sur les trois chaînes principales, les saisons et épisodes s’enchainent toute l’année. Les audiences sont mesurées en continu et si une série ne captive pas le public, elle est annulée et instantanément remplacée par une autre. Comme en musique on parle d’amour mais   les dramas sont aussi un excellent canal pour promouvoir et défendre la culture et les traditions coréennes.

Il n’est pas rare de tomber sur un tournage lors de déambulations dans les parcs de Séoul. Ouvrez l’oeil.

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Mise en garde sur les gangs

Dans le centre de Séoul et en particulier dans le métro, ce sont les seniors qui font la loi. Les mamies se déplacent en bande ; casquette à visière fluo vissée sur la tête, la Nike air bien lassée. Elles « pogotent » dans les rames du métro pour se faire une place. Elles jouent du coude, écrasent les pieds, font les gros yeux et baragouinent des mots pas souvent doux. Le but : se faire respecter et atteindre les sièges qui leur sont réservés. Et gare à toi, jeune occidentale, s’il te prenait l’envie de te poser sur un fauteuil bordeaux et cela même si le wagon est vide. On ne plaisante pas avec les privilèges. Il faut dire, c’est à la génération des grands-parents que la Corée du Sud doit son ascension économique. Ils ont bossé et on tout donné pour leur pays alors un peu de respect les jeunes.

On résume : les Coréens sont beaux, attentifs à leur style pour qu’on les remarque de la coupe de cheveux aux socquettes. Ils aiment manger, sortir, traîner dans les cafés et flâner le long du canal. Ils font des cures détox le dimanche pour évacuer les excès de la semaine. En fait les séoulites, ce sont un peu les bobos parisiens de l’Asie.


17 October 2016

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