[Test] Dying Light : The Following sur PC

[Test] Dying Light : The Following sur PC

🕘 3 mars 2016

Il y a un an, le premier Dying Light créait la surprise avec une proposition de gameplay hybride qui fonctionnait à plein régime. Les développeurs de Techland, auteurs de la franchise peu mémorable Dead Island, prenait le zombie par les tripes et y injectait une sacrée dose de testostérone façon 28 jours plus tard en offrant un survival dans lequel on prenait autant de plaisir à défragmenter du mort-vivant qu’à courir/sauter/escalader partout, le jeu faisant la part-belle au parkour. Une satisfaction inattendue pour tous les fans en manque de Mirror’s Edge, et pour les amoureux des infectés, d’autant qu’il était possible de faire le jeu intégralement en coopération jusqu’à 4 joueurs, dopant sérieusement le fun de l’entreprise.

Devant une telle réussite, le succès répondit présent et la communauté en redemanda aussitôt, ce à quoi Techland répond enfin avec ce gros DLC « The Following« , presque une mini-extension du jeu de base qui prolonge l’histoire dans de nouvelles terres bien moins urbaines…

Exit les bidonvilles et la cité méditerranéenne, bienvenue dans la campagne !

DyingLight_TheFollowing2

The Following nous offre un terrain de jeu conséquent fait principalement de champs peuplés non pas de vaches, mais de morts-vivants. Forcément, comme parcourir ces vastes étendues sans avoir la possibilité de monter sur des toits s’annonce long et périlleux, une nouveauté de taille vient faciliter votre périple : les buggys ! De la même façon que vos armes, votre véhicule peut être amélioré avec des meilleures pièces de moteurs, et s’accompagne d’un nouvel arbre de compétence permettant de l’armer et de le rendre plus résistant et véloce que jamais.
Et c’est loin d’être cosmétique tant l’engin est au centre de cette extension. De la même façon que la Batmobile dans Arkham Knight, le gros de l’aventure se fera en écrasant tout ce qui bouge avec votre bolide qui ne sera pas de trop pour aller et venir d’un bout à l’autre de la carte.

Répondant au doigt et à l’œil et profitant de l’excellent moteur physique du jeu, la conduite est un réel plaisir, notamment à plusieurs où vous pourrez vous tirer la bourre avec vos petits camarades, même si il faut bien avouer que le véhicule remplacerait presque le parkour tant la dimension verticale du titre est amoindrie. Il reste quelques passages d’escalades bienvenus, mais la dimension « Yamakasi » en prend un sacré coup. Pour autant, Techland a pris en compte les retours des joueurs vis-à-vis du jeu d’origine, en rehaussant la difficulté et en ajoutant quelques réjouissances, notamment des nids de rapaces, ces fameux zombies qui ne sortent que la nuit et qui vous bouffent en un clin d’œil. Descendre dans des grottes infestées de ces saloperies pour baisser leur taux de natalité est certainement l’un des grands frissons offerts par cette extension, qui s’offre d’ailleurs une variante encore plus féroce de la bébête pour votre plus grand malheur.

DyingLight_TheFollowing_headshot

Au delà de ces petites innovations, on a le droit à la formule classique de n’importe quelle extension digne de ce nom : le moteur graphique a été optimisé, il y a de nouveaux niveaux d’expérience à gagner pour frapper encore plus fort, la galerie d’armes s’agrandit… Quitte à être fidèle à son modèle, The Following offre un scénario basique de chez basique, dont la conclusion farfelue laisse de marbre. Cela n’affecte en rien le plaisir de jeu, qui reprend le flambeau avec hargne et fera le bonheur de tout ceux qui ont parcouru Harran en long, en large et en travers, avec une durée de vie honnête d’une dizaine d’heures bien tassées.

Quand aux néophytes, trouvez-vous vite des compagnons car de la même manière qu’un Borderlands, si Dying Light est sympa en solo, c’est un véritable must-have à plusieurs.

Sorti sur PC, Xbox One & PS4

🕘 3 mars 2016