Faux top 10, vrais coups de coeur cinéma en 2017 (Hollywood is down)

Faux top 10, vrais coups de coeur cinéma en 2017 (Hollywood is down)

🕘 2 janvier 2018

Après une année passée en demi-teinte artistiquement parlant, 2017 n’aura pas été de tout repos. Si on peut noter de nombreuses surprises (plutôt agréables), c’est bel et bien le mouvement anti-harcèlement qui aura notamment secoué l’arbre hollywoodien, faisant tomber plusieurs figures attendues (Weinstein) ou d’autres plus maladroites (Spacey). De quoi réfléchir sur les actions à mener à l’avenir pour pérenniser tout cela… Et ça n’est pas le box-office US déçevant qui viendra réconforter le secteur : de plus en plus l’intérêt ne semble plus venir de la patrie de Trump, mais bel et bien de l’Asie, entre une Corée du Sud dynamique et une Chine gargantuesque. A surveiller.

Revoir les top cinéma 20162015 / 2014 / 2013.

MELTING POT

Voici les 10 à retenir, pas forcément dans l’ordre, après sondage auprès des principaux rédacteurs ciné, et qui vous donneront quelques priorités de rattrapage en 2018 :

  1. Coco

Et pas loin on notera aussi : I Am Not a Witch, Quelques minutes après minuit, Ex Libris, Logan Lucky, Ava, Seule la terre, The Last Girl, The Square, Grave & Star Wars: The Last Jedi.

Les réalisatrices de l’année : Julia Ducournau, Léa Mysius et Léonor Serraille

2017 était une année de révolution, mais aussi de continuité : le cinéma au féminin brille en France, remportant une nouvelle Caméra d’Or (Jeune Femme). Le film de Léonor Serraille est à la fois sauvage, fougueux et met en avant une actrice de caractère : Laetitia Dosch. Quant à Léa Mysius, elle s’impose d’entrée avec Ava, double portrait passionnant d’une fille et de sa mère.

Quant à Grave, difficile de ne pas y voir un superbe film de genre, tout aussi affûté dans l’hommage que dans l’originalité, dans la revisitation d’un mythe (cannibale, vampire) que sur l’éveil d’une jeune femme. Bluffante Julia Ducournau.

Mais aussi Pablo Larraín et Ridley Scott pour 2 réalisations chacun (Neruda et Jackie d’un côté, le détestable Alien: Covenant et le séduisant Tout l’Argent du monde de l’autre), Darren Aronofsky pour son uppercut Mother!, Jordan Peele pour Get out, Robin Campillo pour 120 BPM.

L’actrice de l’année : Nicole Kidman

Difficile de ne pas voir l’actrice australienne partout, récompensée en plus d’un prix spécial au 70e festival de Cannes. De la télévision (Top of the lake saison 2, Big Little Lies) à une multitude de films, elle a été omniprésente, faisant un retour fracassant après plusieurs années plutôt timide : Lion, Les proies, Mise à mort du cerf sacré, How to Talk to Girls at Parties (encore inédit chez nous). Largement de quoi la voir trôner sur le reste du monde.

Mais aussi Riley Keough pour son trio Logan Lucky – It Comes at NightAmerican Honey,  les excellentes Laure Calamy et Noée Abita dans Ava, Laetitia Dosch dans Jeune Femme, Brooklyn Prince dans The Florida Project, Sasha Lane dans American Honey, Laura Dern pour Star Wars 8 et Twin Peaks – le retour !

L’acteur de l’année : Nahuel Pérez Biscayart

A voir son CV, on se dit que nos mémoires sont fragiles : Nahuel Pérez Biscayart tourne depuis plus de 10 ans, en Argentine et en France, et compte déjà des collaborations avec Benoît Jacquot ou Rebecca Zlotowski. 2017, c’est son année. Outre un magnifique rôle énigmatique dans Au-revoir là haut aux côtés d’Albert Dupontel, il est la voix et la fureur de 120 battements par minutes, l’un des grands films de l’année.

Mais aussi Barry Keoghan dans Dunkerque et Mise à mort du cerf sacré, Ansel « B-A-B-Y » Elgort, les prolifiques Mark Wahlberg (Traque à Boston, Very Bad Dad 2, Transformers 5, Tout l’argent du monde) et Colin Farrell (Les proies, Mise à mort du cerf sacré).

Et aussi en 2017…

On vous parlait déjà d’une crise existentielle à Hollywood l’an passé, elle s’est confirmée cette année entre les affaires d’harcèlement sexuel qui remettent en cause le système global (des distributeurs aux acteurs…), et un moindre succès financier. La crise semble profonde (pensez donc, Tom Cruise s’est même planté avec La Momie), surtout face à la suprématie désormais mondiale de Netflix, et les restructurations à venir : Disney a lancé la première offensive vers la Fox, pour offrir sans doute dès 2019 un géant des médias (si tout cela est validé au niveau fédéral). Côté français, on tente encore de lancer de nouvelles plateformes SVOD / VOD sans forcément d’innovations derrière… Le secteur souffle, même si la machine continue de tourner à bloc.

Le distributeur de l’année : Netflix

On ne pouvait difficilement pas rater le géant du streaming en 2017. Entre essor mondial et présence en festival, la firme américaine faisait l’actualité. De quoi jouer au poil à gratter pour les professionnels français qui obligeaient alors le festival de Cannes à prendre dès mesure anti-SVOD dès 2018 : tout film en Compétition Officielle devra promettre (!) de sortir en salles. Entre séries à gogo et désormais productions à plusieurs dizaines de millions de dollars (Bright avec Will Smith, le prochain Scorsese…), Netflix ne semble pas avoir de quoi s’inquiéter dans un futur immédiat. A moins que Disney accélère son nouveau positionnement, après s’être rapprocher de la Fox et sa plateforme Hulu, mais également avec ses propres plans de service streaming dédié.

Et par rédacteur…

Merry : I Am Not a Witch, Get Out, Logan Lucky, Baby Driver, The Square, Les Fantômes d’Ismaël, La Mise à mort du cerf sacré, La Lune de Jupiter, Téhéran Tabou, Quelques minutes après minuit, Le Sens de la fête, Le Grand méchant renard, Ôtez moi d’un doute, Mother!, La Belle et la meute, A voix haute, Grave, Split, 11 minutes, La Planète des Singes : Suprématie.

Teddy : Ex Libris, Jackie, Faute d’amour, Seule la terre, Good Time, Creepy, A ghost story, Their finest, The lost city of Z, Dunkerque, Les fantômes d’Ismaël, Un jour dans la vie de Billy Lynn, Neruda, I am not your negro, La belle et la meute, The young lady, Le ciel flamand, Clair obscur, 12 jours, Okja, Daphné.

Emmanuel : 120 battements par minute, Coco, Ava, The Last Girl, Faute d’Amour, Visages Villages, American Honey, Get Out, L’autre côté de l’espoir, Good Time .

Mg : I am not your negro, 120 battements par minute, Dunkerque, Baby Driver, Star Wars: The Last Jedi, Get Out, Grave, Loving, Silence, War of the planet of the apes, Jackie, Quelques minutes après minuit, Coco, Moonlight, Logan, T2 Trainspotting, You Were Never Really Here, Le grand méchant renard, Okja, Logan Lucky


🕘 2 janvier 2018