Valerian

26 juillet 2017

Personne ne pourra critiquer Luc Besson sur ses ambitions industrielles. Apr√®s sa Cit√© du Cin√©ma, qui accueille (non sans critiques) gros tournages √©trangers et √©tudiants en cin√©ma, son succ√®s LUCY¬†lui redonnait un coup de jeune √† l’international en tant qu’auteur, non sans masquer ses succ√®s de production. Bref, notre Luc national retrouvait une grande motivation et se lan√ßait alors dans son r√™ve de gosse : l’adaptation des aventures de Valerian & Laureline, BD franco-belge culte qui aura inspir√© nombre d’oeuvres de science-fiction.

L’ambition, elle se voit √† l’√©cran : deux heures et quart d’effets sp√©ciaux, cr√©atures et aventures spatiales qui ne d√©m√©ritent pas. Un encha√ģnement de s√©quences sans perte de rythme qui n’ennuiera pas, des guests √† volont√© (plus en mode clins d’oeil qu’autre chose), et une direction artistique qui rappellera fortement son CINQUIEME ELEMENT, un des films phares du cin√©astes. Un peuple extra-terrestres √©gar√©, un duo d’aventuriers ¬ę¬†je t’aime, moi non plus¬†¬Ľ, des forces cosmiques inconnues, un bestiaire foisonnant… La recette Besson n’a finalement pas grandement √©volu√© en 20 ans.

Et c’est l√† que le b√Ęt blesse. A d√©faut d’innover, Besson copie-colle son mod√®le de production (certes sympathique) en moins bien (car d√©j√† vu), et propose finalement quelque chose d’assez… neutre. Si¬†Cara Delevingne ne d√©m√©rite pas, on a du mal √† voir en Dane DeHaan un aventurier pure souche. L’ennemi ultime se r√©v√®le assez rapidement exp√©di√©, pour laisser place √† une s√©rie de p√©rip√©ties √† la marge, de dialogues hors sujets, donnant √† l’ensemble un aspect finalement assez anecdotique. Si on regarde VALERIAN non sans d√©plaisir, on l’oubliera sans doute assez rapidement.

2 / 5

26 juillet 2017