No pain no gain

Michael Bay, un blockbuster après l’autre… Et puis des fulgurances. On ne niera pas que le réalisateur américain, gamin fou dans un bac à sable immense, sait s’amuser. Sa trilogie, bientôt quadrilogie TRANSFORMERS, le prouve. Mais sa filmographie ne lui rend pas forcément justice, boursouflée de films clipesques et décérébrés. Pas étonnant donc qu’il revienne aux sources avec ce NO PAIN NO GAIN (traduction maladroite du titre original PAIN & GAIN), buddy movie blindé à l’humour, portrait fluo d’une Amérique perdue. Presque du cinéma intelligent, biceps en plus.

Take the money and run. NO PAIN NO GAIN, c’est la grandeur américaine, le self made man incarné dans un bodybuilder décidé à ne plus se laisser marcher sur les pieds. De péripéties en erreurs diverses, le voilà décidé à enlever ses riches clients (de sport) pour récupérer leur rançon. Et à ses deux neurones, il additionne Dwayne Johnson a.k.a. The Rock, clairement content de faire le pitre, loin de ses films d’actions classiques. Avec Mark Wahlberg, parti pour devenir récurrent chez Bay, voilà le duo improbable jouant de leurs maladresses au coeur des années 90. Le rêve américain un peu pris de travers, entre deux rails de coke, une maison et un barbecue en banlieue, pour un portrait d’une Amérique au vitriol, le tout augmenté fois dix. Clairement pas un film cérébral, NO PAIN NO GAIN est cependant une vraie surprise.

De manière inattendu, Michael Bay fait son « petit » film avec ses grands effets, son casting musclé et ses lumières flashy, mais n’oublie pas de s’amuser. Du pur fun, c’est ce qui se dégage de cette partition un peu maladroite sur le fond, sorte de mix entre DEUX FLICS A MIAMI et LES 3 STOOGES. Sauf qu’ici, on a The Rock pour faire le guignol. Ce qui, au final, rend la chose très sympathique.

3.5 / 5 Envie de découvrir notre Top Films 2014 ? Cliquez ici.
22.08.2013, L'AUTEUR :
✪ 790 articles sur Onlike ✪

Allez plus loin en Films avec