I Origins

I Origins

On a retrouvé Michael Pitt ! Après avoir donné corps et âme à BOARDWALK EMPIRE, l’acteur s’était fait rare (dernièrement de retour dans la série HANNIBAL), sans doute en tournage mais le revoilà en tête d’affiche d’un film à la croisée des chemins, fable romantique matinée de science-fiction un peu rêveuse.

Il y a un indice qui laisse deviner la tournure que va prendre I ORIGINS : son réalisateur, Mike Cahill. Son précédent (et premier) long, ANOTHER EARTH, était déjà un judicieux mélange de sentiments et d’anticipation. Avec son nouveau film, il part dans des hypothèses séduisantes (et si le secret de la création se retrouvait dans… l’oeil humain) à partir desquels son héros base ses raisonnements. Son histoire d’amour avec une jeune française (la ravissante Astrid Berges-Frisbey), son opposée, mais aussi sa quête de sens. Décor new-yorkais pour intrigue en plein brooklyn, I ORIGINS comporte tout du film indépendant dans sa conception, ses décors, son jeune casting, avec un soupçon d’idées en plus.

Fini les théories existentielles de base, Cahill élève le niveau et fait de Pitt un précurseur. Un illuminé, geek enfermé dans son monde que l’on suit avec envie sur les chemins d’une vérité relative. Si ce n’était la volonté de découper le récit en deux grands morceaux, créant quasiment deux films en soi, I ORIGINS est une jolie fable d’où émerge un univers, très concret mais qui se donne les moyens de rêver. Et de regarder, à travers un regard, vers de nouveaux horizons.

3.5 / 5

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