Gosford Park
Robert Altman a reçu un Oscar d’honneur cette année. L’occasion de se plonger dans son film Gosford Park, après en avoir accepté au préalable ce qu’impliquent ces 2h17.
Car Gosford Park est un film sans action. La distribution y est exceptionnelle, l’interprétation grandiose, l’atmosphère à huis-clos de cette Angleterre à la Agatha Christie est superbe.
Evidemment dans cet écrin, ce sont les situations et surtout les dialogues qui sont cousus de fil d’or. Le film est une peinture, représentant les relations entres maîtres et domestiques à l’époque. Très british, certains personnages sont américains pour montrer qu’il y a bien une différence. Et puis pour agrémenter un peu, on nous sort un meurtre. Mais c’est loin d’être l’évènement principal, c’est juste la petite pincée de poivre supplémentaire pour épicer l’ensemble.
Gosford Park n’est pas un film à critiquer directement après l’avoir vu. Il faut laisser mariner, fermenter, y repenser plusieurs fois. C’est alors, le lendemain par exemple, quand le côté dubitatif est retombé, que l’on peut venir ici et l’écrire : Gosford Park est un grand film. Chapeau monsieur Altman, à l’ère du règne de Vin Diesel, il faut oser.
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