Faute d’amour

19 mai 2017

Cannes 2017 / Film présenté en Compétition Officielle.

La Russie est un pays de cinéma qui n’hésite pas à creuser dans sa réalité sociale pour en sortir des films durs, poignants et qui expose les problématiques actuelles (notamment sur la religion). Coproduit par la France, FAUTE D’AMOUR est de ceux qui distille un climat particulièrement sombre sans proposer d’issue au spectateur.

Dans FAUTE D’AMOUR, tout explique le titre : un couple en pleine séparation, et leur enfant plus vraiment désiré qui fugue. Ce qui n’était qu’un problème conjugal devient un enjeu de quartier pour retrouver l’enfant, alors que les parents entretiennent leur discorde et leur apathie face au drame qui se joue. On suit alors lentement leur vie qui continue, leur recherche et leurs (peu de) réactions face à l’absence. Suffoquant.

Ce drame parfaitement maîtrisé (visuellement du moins) s’enferme lui-aussi dans des redites qui font traîner le récit, mais ajoute à ce manque d’humanité flagrant une certaine ignorance des nouvelles générations pour la réalité. Si la critique des nouvelles habitudes connectées, de la superficialité quotidienne, ne se veut pas flagrante, elle habille tout le récit tel un témoignage brutal. Complètement déshumaniser, le couple principal cherche à s’évader de sa condition pour trouver refuge dans de nouveaux cocons familiaux (avec leurs nouveaux conjoints) qui vont également rapidement dépérir. Désespoir.


19 mai 2017

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