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Call me by your name

Un soleil d’Italie, un été de farniente et voilà la rencontre de deux hommes vue comme une parenthèse enchantée. Lui va sortir de l’adolescence, lui arrive comme étudiant pour quelques mois d’études en Europe. Entre les deux, la passion & les années 80.

Sublimé par le cadre d’une Italie idéale, CALL ME BY YOUR NAME est un mélodrame sensible autour de la passion, de sa naissance à son éclosion. Evitant très justement le drame frontal, le nouveau film de Luca Guadagnino (AMORE, A BIGGER SPLASH) décrit sans se précipiter la flamme éveillée entre un jeune homme et son tuteur. Sous le soleil, très justement, dans une époque où l’homosexualité ne se dévoilait pas ouvertement, à un âge où les sentiments ne s’affirment pas toujours, CALL ME BY YOUR NAME choisit de déambuler dans cette histoire d’amour, de nous saisir par instant ou de laisser filer les instants.

Au coeur du récit, un Armie Hammer qui trouve ici un rôle tout en finesse pour sa carrure de héros. Mais la véritable révélation du film, c’est le franco-américain Timothée Chalamet (HOMELAND) qui guide le récit durant ses deux heures de temps. Après MOONLIGHT, voilà un film qui partage une histoire de désirs avec une poésie absolue, le tout sublimé par une ambiance particulièrement romantique. Quoiqu’il fasse, Guadagnino semble toucher juste à chaque instant, trouvant l’écrin parfait pour un récit bouillonnant.