Byzantium

Byzantium

Vingt ans après son Entretien avec un vampire, Neil Jordan réinvente le mythe du vampire dans un film entre romantisme et fantastique en adaptant la pièce de l’auteur anglaise Moira Buffini, A Vampire Story. Malheureusement pas de sortie salle pour ce bon film, mais une sortie directement en vidéo. C’est toujours ça dirons-nous. On a eu la chance de le voir sur grand écran à l’occasion du Paris International Fantastic Film Festival.

Eleanor et Clara vivent ensemble et passent de ville en ville dès que leur secret pourrait être découvert : elles se nourrissent de sang humain, mais Eleanor choisit ses victimes mourantes. A force de mouvement, elles trouvent refuge à Byzantium, l’hôtel désert d’une ville côtière, là où tout a commencé, il y a près de deux siècles.

Les deux grands atouts de ce film sont son casting et son ambiance. Gemma Arterton n’aura jamais été aussi sexy depuis Tamara Drew. Caleb Landry-Jones qu’on avait découvert dans Antiviral nous propose une autre facette de son jeu d’acteur hypnotisant. Saoirse Ronan, tout en subtilité, livre une prestation très touchante. Du côté de l’ambiance, on entre dans un univers mi-romantique mi fantastique, beaucoup plus convaincant que celui d’un Twilight. L’esthétique du film est magnifiée par un cadre précis et une lumière parfaitement travaillée.

Le mythe du vampire est ici totalement revisité : pas de dents pointues, mais des ongles coupants, pas de crainte du soleil, mais une transformation inventive…

Avec son casting brillant et son ambiance suspendue, Byzantium aurait mérité une sortie en salle, au moins pour laisser le plaisir de voir Gemma Arterton en strip-teaseuse sur grand écran.

3 / 5

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