Critiques de films / Alien, la saga

Alien, la saga

Les résumés et critiques de la saga culte Alien dans un article, en attendant le cinquième volet.

Alien (Alien, le huitième passager) – 1979

Pitch :

en répondant au message (non-identifié) d’un vaisseau (inconnu) échoué sur une planète (inconnue), l’équipage du Nostromo ramène à son bord une créature extra-terrestre aggrippée à l’un de ses membres. L’alien qui en découlera va se révéler d’une hostilité sans pareille.

Et c’est le début d’une belle histoire… Le premier volet de la saga est probablement le moins horrible en terme de massacre pur, mais pas le moins effrayant car Ridley Scott joue énormément sur le suspense (pensez-vous : un seul alien à éliminer, c’est rien du tout). Sans le savoir, il met en place les éléments d’une véritable odyssée cinématographique culte : l’intelligence des créatures, leurs caractéristiques, leur méthode de reproduction (les oeufs, donc la reine que l’on ne voit pas encore, l’accrochage, la gestation dans le corps humain…), le robot… tout est déjà là dans le premier film, et l’on se rend compte qu’il aurait été vraiment dommage de ne pas exploiter un tel potentiel.


Alien 2 (Aliens) – 1986

Pitch :

Une colonie a été installée sur la planète où s’est écrasé le vaisseau alien. En explorant ce vaisseau, une famille provoque l’horreur : la colonie est décimée. On décide donc d’envoyer sur place un commando et des civils, parmi lesquels se trouve Helen Ripley, seule survivante de la première rencontre avec un alien, réveillée de son sommeil cryogénique qui a duré 57 ans…

Ou comment James Cameron fait plus fort que Ridley Scott (sans dévaloriser ce dernier, bien sûr). Plus long, plus de monde, plus d’aliens, plus de combats, et une reine dans toute sa splendeur et sa hargne. On retrouve sans faute les éléments du premier film tout en instaurant des nouveautés qui serviront la mythologie encore par la suite. Dommage que, comme pour le volet précédent, il faille attendre une heure pour rentrer dans le vif de l’action. A l’époque ces introductions passaient sans problème grâce au charme des effets spéciaux ; de nos jours c’est moins évident. Il n’empêche, le culte est toujours là.


Alien 3 (Alien³) – 1992

Pitch :

Suite à un court-circuit, le module de sauvetage comportant Ripley, Newt (la petite fille), le caporal Hicks et l’androïde Bishop, s’éjecte et s’écrase sur une planète constituant une prison de haute sécurité oubliée. Ripley est la seule survivante du crash, enfin presque, puisqu’une petite “surprise” s’était glissée dans la capsule, qui va donner du fil à retordre aux 25 détenus féroces du complexe pénitentiaire…

Incontestablement, David Fincher créé un univers personnel à la saga. On revient à la lutte sans arme contre une seule bestiole (si l’on oublie l’autre “surprise” ramenée par Ripley), mais Alien³, bien qu’à part dans son contexte, contient son lot d’agréments : on découvre ainsi les possibilités de mutation de l’alien qui trouve un hôte inédit, on rencontre à la fin Bishop sous un jour plus humain, et surtout on clôt l’aventure… Car oui, la fin d’Alien³ est une vraie fin pour toute la saga. Et pourtant on n’en restera pas là. C’est une nouvelle dimension qui est entrevue dans le film, on passera sur les effets spéciaux de la créature plutôt mauvais (quand elle est en mouvement) même pour l’époque, et l’on appréciera le cadre “industrie métallurgique” propice à un affrontement, tout en se demandant par quelle magie le prochain volet fera revenir nos héros.


Alien 4 (Alien Resurrection) – 1997

Pitch :

200 ans après la mort de Ripley, un échantillon de son sang retrouvé permet de la recréer, elle, mais surtout l’alien qu’elle avait dans son ventre, une reine, après plusieurs expériences infructueuses. Une nouvelle fois les scientifiques vont être dépassés par l’intelligence et la férocité des aliens dans leur tentative de les dresser.

On peut féliciter Jean-Pierre Jeunet pour avoir signé le volet le plus esthétique de la saga grâce à sa signature très reconnaissable. Sigourney Weaver livre également une interprétation magistrale, pleine de charisme et même d’humour. Loin de la fougue créatrice de Fincher (un alien issu d’un chien), Jeunet dévoile les traces d’un croisement dramatique entre Ripley et la race alien, les tentatives ratées et un aboutissement superbe. Tragique et magnifique, Alien 4 nous donne même un aperçu de la Terre, comme un accomplissement d’une quête séculaire.

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