My Blueberry Nights

Une jolie histoire de Wong Kar Wai qui offre un rôle principal à la chanteuse Norah Jones, parfaite pour le personnage.

Le reste de la distribution n’est pas mal non plus : Jude Law, Rachel Weisz, Natalie Portman et David Strathairn (le nom n’est pas très parlant mais on l’a vu dans La Vengeance dans la Peau et Good Night and Good Luck).

L’histoire, par Allociné :

Après une rupture douloureuse, Elizabeth se lance dans un périple à travers l’Amérique, laissant derrière elle une vie de souvenirs, un rêve et un nouvel ami – un émouvant patron de bar – tout en cherchant de quoi panser son coeur brisé. Occupant des emplois de serveuse, Elizabeth se lie d’amitié avec des clients dont les désirs sont plus grands que les siens : un policier tourmenté et sa femme qui l’a quitté, une joueuse dans la déveine qui a une affaire à régler.
A travers ces destins individuels, Elizabeth assiste au spectacle du véritable abîme de la solitude et du vide, et commence à comprendre que son propre voyage est le commencement d’une plus profonde exploration d’elle-même.

Vous rajoutez à cela une bande originale en velours, avec forcément Norah Jones mais surtout le titre The Greatest de Cat Power qui porte pas mal le film.

Hep! connaissez-vous les films sortis cette semaine ? ils sont ici.

  1. internaute inconnu
    avis n°1

    Très joli film parabolique sur l'Amour (une fois de plus), menée par un personnage principal féminin attachant, incarné avec justesse et émotion par la chanteuse Norah Jones.

    Dans la lignée de In The Mood..., Wong Kar Wai affectionne toujours les ralentis saccadés, les cadrages biseautés où les personnages ne parlent finalement à personne d'autre qu'eux-mêmes, les musiques jazz/bluesy aux atmosphères sensuelles, et les photographies aux couleurs saturées ici richement illustrées par Darius Khondji (Delicatessen, la Cité des enfants perdus, Alien4, Seven...).
    Honnêtement, on est parfois à la limite du chou à la crème, tant certains de ces effets sont pâtissiers, baroques, maniérés, mais finalement la sauce prend, pourvu qu'on se laisse embarquer par la musique et la poésie du sentiment amoureux célébré dans My Blueberry Nights (il suffit de ne pas être d'humeur sentimentale, et c'est sûr qu'on frise l'indigestion).

    L'intrigue en elle-même n'a rien de révolutionnaire - bien au contraire ! - et se résume à 3 actes/scénettes/rencontres initiatiques au cours desquelles l'héroïne, après plusieurs milliers de kilomètres parcourus et une réflexion sur elle-même suscitée par ces rencontres avec des personnages qui lui font étrangement écho, trouvera les clefs qui lui manquaient pour enfin donner un autre départ à sa vie...

    Si le scénario est quelque peu cousu de fil blanc, ce film est toutefois un bonheur pour les yeux et les oreilles (photo et bande-son tout à fait remarquable), une sucrerie délicieuse et coupable pour le cœur et l'âme.

    2010-02-06
  2. internaute inconnu
    avis n°2

    Un film qui est porté par une distribution talentueuse où on ne s'ennuie pas une minute. quand le talent des acteurs rejoint celui du réalisateur, ça donne un très beau film.

    2009-10-30
  3. internaute inconnu
    avis n°3

    Ce scénario n'aurait pas été tourné par le réalisateur de IN THE MOOD FOR LOVE, je me demande si le film serait parvenu jusqu'à nous.

    Car s'il n'y avait pas la photographie, certains cadrages fort parlants et des comédiens comme Jude Law, Rachel Weisz et Natalie Portman qui sont probablement venus dans cette aventure pour WONG KAR WAÏ, ce n'est pas le traitement des personnages et de la narration ou la prestation de Nora Jones qui auraient retenu l'attention. C'est un film très décevant, tellement on se demande comment la nunucherie de l'héroïne, peu grandie par le jeu fade de Nora Jones, a bien pu retenir l'attention de ce réalisateur. Un sauvetage... ou un trou dans son planning ? En tous cas les producteurs, eux au moins, ont réussi leur coup. C'est déjà ça.

    2009-09-26
  4. internaute inconnu
    avis n°4

    Ne vous attendez pas à un film d'amour entre Jude Law et Norah Jones... car dans ce cas, vous serez déçus. Il s'agit plutôt d'un « roadmovie » montrant la poursuite du bonheur d'une jeune fille, un peu perdue, un peu seule.

    J'ai beaucoup apprécié la façon de filmer de Wong Kar-Waï, sa façon de jouer avec les couleurs, les floutés (en utilisant des vues à travers des fenêtres, des verres), les reflets.
    La façon dont la nuit est filmée prend à la gorge. C'est du grand art.

    Malheureusement, l'histoire n'est pas à la hauteur de cette mise en scène.

    Les premières scènes montrant la rencontre entre Jérémy (Jude Law) et Elizabeth (Norah Jones) sont belles, poétiques, chargées de sensualité.
    Et puis, Elizabeth décide de partir, à la rencontre d'elle-même... Durant tout son voyage à travers les Etats-Unis, elle rencontre divers personnages dans les bars où elle travaille que l'on ne devrait pas considérer comme des personnages secondaires. Car pendant toute cette partie du film, ces personnages prennent le dessus sur le personnage d'Elizabeth, qui est effacée, terriblement passive et qui manque de profondeur.
    Heureusement, les cartes qu'elle envoie pendant son périple à Jérémy nous permettent de suivre son évolution personnelle.

    Pendant tout le film, on attend une nouvelle rencontre entre les deux personnages principaux. Cela n'arrivera malheureusement qu'à la fin.
    La scène de fin nous replonge dans cette ambiance électrique et douce à la fois et est maginifiquement bien filmée. On eut voulu que cela dure plus longtemps...

    A noter : très belle prestation de Natalie Portman et de Jude Law. Norah Jones est bien pâle à côté.

    Mon avis est donc mitigé sur ce film.

    2009-08-11
  5. internaute inconnu
    avis n°5

    L'esthétisme laqué de Wong Kar Wai appliqué au genre road movie américain, c'était une sorte de gageure. Le cinéaste chinois s'en sort plutôt bien, au moins sur la forme. Certes les emprunts au fameux Paris Texas de Wim Wenders sont flagrants, à commencer par le style de la bande son dans laquelle on trouve de manière récurrente la patte de Ry Cooder (en plus de celle de Norah Jones). Mais aussi la manière de filmer, très lente, au discours erratique, qui relève du même état d'âme. Le travail de l'image porte ici sur les néons colorés, les clairs-obscurs, les transparences et les flous qui magnifient le quotidien.
    Wong Kar Wai, très sensible comme on le sait à la grâce féminine ajoute une touche de charme en contant les destins mêlés de trois délicieuses créatures, et en prime une histoire d'amour qui quoique décousue, constitue en quelque sorte l'alpha et l'oméga de ce périple, parfois un brin soporifique, parfois un peu artificiel, mais au final tout de même très attachant...

    2009-07-06
4.0/ 5
note du web:cette note des internautes pour ce film ne représente pas celle d'Onlike, tout comme les avis au-dessus. Vous pouvez donner votre propre avis ci-dessous dans les commentaires.

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