My Blueberry Nights

Une jolie histoire de Wong Kar Wai qui offre un rôle principal à la chanteuse Norah Jones, parfaite pour le personnage.
Le reste de la distribution n’est pas mal non plus : Jude Law, Rachel Weisz, Natalie Portman et David Strathairn (le nom n’est pas très parlant mais on l’a vu dans La Vengeance dans la Peau et Good Night and Good Luck).
L’histoire, par Allociné :
Après une rupture douloureuse, Elizabeth se lance dans un périple à travers l’Amérique, laissant derrière elle une vie de souvenirs, un rêve et un nouvel ami – un émouvant patron de bar – tout en cherchant de quoi panser son coeur brisé. Occupant des emplois de serveuse, Elizabeth se lie d’amitié avec des clients dont les désirs sont plus grands que les siens : un policier tourmenté et sa femme qui l’a quitté, une joueuse dans la déveine qui a une affaire à régler.
A travers ces destins individuels, Elizabeth assiste au spectacle du véritable abîme de la solitude et du vide, et commence à comprendre que son propre voyage est le commencement d’une plus profonde exploration d’elle-même.
Vous rajoutez à cela une bande originale en velours, avec forcément Norah Jones mais surtout le titre The Greatest de Cat Power qui porte pas mal le film.

Hep! connaissez-vous les films sortis cette semaine ? ils sont ici.







Très joli film parabolique sur l'Amour (une fois de plus), menée par un personnage principal féminin attachant, incarné avec justesse et émotion par la chanteuse Norah Jones.
2010-02-06Dans la lignée de In The Mood..., Wong Kar Wai affectionne toujours les ralentis saccadés, les cadrages biseautés où les personnages ne parlent finalement à personne d'autre qu'eux-mêmes, les musiques jazz/bluesy aux atmosphères sensuelles, et les photographies aux couleurs saturées ici richement illustrées par Darius Khondji (Delicatessen, la Cité des enfants perdus, Alien4, Seven...).
Honnêtement, on est parfois à la limite du chou à la crème, tant certains de ces effets sont pâtissiers, baroques, maniérés, mais finalement la sauce prend, pourvu qu'on se laisse embarquer par la musique et la poésie du sentiment amoureux célébré dans My Blueberry Nights (il suffit de ne pas être d'humeur sentimentale, et c'est sûr qu'on frise l'indigestion).
L'intrigue en elle-même n'a rien de révolutionnaire - bien au contraire ! - et se résume à 3 actes/scénettes/rencontres initiatiques au cours desquelles l'héroïne, après plusieurs milliers de kilomètres parcourus et une réflexion sur elle-même suscitée par ces rencontres avec des personnages qui lui font étrangement écho, trouvera les clefs qui lui manquaient pour enfin donner un autre départ à sa vie...
Si le scénario est quelque peu cousu de fil blanc, ce film est toutefois un bonheur pour les yeux et les oreilles (photo et bande-son tout à fait remarquable), une sucrerie délicieuse et coupable pour le cœur et l'âme.