Le nombre 23

C’est toujours un grand plaisir de retrouver Jim Carrey en-dehors de rôles de guignol grimaçant. Dans Le Nombre 23 on a le droit à un scénario à suspense (numérique) où un simple employé de fourrière (Walter Sparrow) devient captivé par un livre (Le Nombre 23) qui va le pousser à l’obsession et lui faire cotoyer la folie.
Jim Carrey inquiétant ? Oui c’est possible, tout comme il sait être émouvant. La palette d’un grand acteur en somme. Le film est agréable à regarder (“agréable”, c’est une façon de parler, vu le scénario), une intrigue policère macabre et un personnage principal qui veut réussir à maitriser son destin avant une fin tragique. Le tout donne l’impression d’avoir eu comme références The Machinist (en film) et La Maison des Feuilles (en livre).

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L'histoire appartient totalement au domaine du fantastique : est-ce le héros qui crée son univers via son cerveau dérangé, ou sont-ce des forces surnaturelles qui le poursuivent ? Jusqu'au bout l'ambigüité plane.
2009-05-29Jim Carrey est bien dans son personnage et fait oublier qu'il est Jim Carrey (pas de gesticulations, pas de grimaces, pas d'exubérances). Les autres acteurs sont un peu inexistants.
La réalisation a deux gros défauts. Le premier, c'est que presque tout le film est filmé dans le noir. Cela participe à l'ambiance angoissante mais par moment il fait tellement noir qu'on ne voit pour ainsi dire rien. Le deuxième, c'est le manque de rythme. Il y a une bonne demi heure en trop.
C'est donc un film moyen, on passe un agréable moment, mais sans être transporté.