J’ai failli établir un record personnel cette semaine : deux fois dans la presse (locale) en deux jours. Finalement je ne suis qu’en photo dans l’édition du mardi. Et dans le cadre de mon travail, ce qui n’est pas non plus le plus glamour. J’ai donc manqué l’édition du mercredi, plus amusante, où ma copine et moi avions été photographiés dans un bar à vin qui anticipe la loi Evin en faisant une soirée sans tabac tous les mercredis. Au final, plutôt que de choisir un jeune beau couple de non-fumeurs buvant un verre de Cahors pour elle, de Madiran pour lui, le journaliste a préféré un autre couple (moins jeune) dont la femme est une fumeuse qui a du cacher son cendrier sous une brochure pour la photo! Allez comprendre…
Bon, ce n’est pas grave, il me reste la postérité du mardi. Sachant que quand j’écris « presse locale », je suis gentil, car en fait cela fonctionne presque comme un spot de pub. Le correspondant du journal sillonne le quartier, comme il est pigiste, il frappe régulièrement aux portes pour grapiller des sujets d’articles. Mais il arrive aussi que dans le cadre d’une promo, les boîtes l’appellent directement pour qu’il vienne faire un papier et une photo. Résultat : une page de publicité maquillée dans un article. C’est ça, la presse d’aujourd’hui. C’est moche, ça ne ressemble à rien (honnêtement , l’article est nul, j’ai de la chance que mon nom ne soit pas cité, c’est celui de mon boss à la place), mais ça fait tourner le « bizness ».




