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Bronson

Grand acteur américain.. On reprend : Bronson est tout comme le film Hunger le récit vrai de vrai d’un homme enfermé dans les prisons anglaises, à la réputation des plus mauvaises pendant les années 70/80. A la différence d’Hunger cependant, on découvre ici un homme au surnom de « Bronson » qui cherchait avant tout à se faire enfermer. Pour devenir célèbre. Pari réussi donc? Pas totalement.

Bronson est donc un gentil jeune homme (au début.. voir même à la fin) qui souhaitait avant tout devenir célèbre. Une envie furieuse de reconnaissance mondiale qui s’arrêtait hélas à l’étendue de ses talents : le néant absolu. Bon gré mal gré, il se découvre une aisance pour les méfaits et les coups de poing. Bien lui en prend puisqu’il débute ainsi une brillante carrière de .. prisonnier. Plus célèbre enfermé du Royaume Uni, Bronson aura fait fort en passant plus de trente ans derrière les barreaux, dont une très large partie en isolement. Il ne sait toujours pas s’il sortira aujourd’hui.. Pourtant malgré ses multiples larçins (à l’extérieur) et bagarres (à l’intérieur), Bronson n’est pas un tueur. Du moins le film le présente comme ceci.

Ou plutôt le présente comme une farçe. Une histoire grotesque où un homme sans grand problème mais très têtu décide de passer sa vie en cage. Loin du système, loin d’une société dont il ne supporte pas les membres. Pas malheureux pour autant (il en profite quand même, avec femmes et camarades), il préfère simplement être seul dans sa cage, à faire fantasmer le public sur sa condition, ses faits de gloire (contre les gardiens, contre le directeur..). Grande gueule et physique de même, Bronson pourrait faire peur au spectateur lambda. Sauf que le réalisateur veille bien à transformer son héros antipathique en clown triste. Grimé et sur scène, l’acteur principal nous raconte son histoire devant un public préparé, entre deux séquences flash back similaires à des tableaux romantiques. Bronson n’agit pas, il est ici tout juste illustré. Aucune action réelle ni envolée, la salle n’a que quelques plans à rallonge à se mettre sous la dent.

Outre une esthétique soignée, Bronson ne dispose pas d’une histoire assez forte pour durer 90 minutes. Certes on s’amusera au départ des pitreries de son héros, mais l’ambiance retombe assez vite quand il s’agit de revoir les mêmes grimaces de scènes en scènes. Dépeindre le cadre des prisons anglaises après Hunger est donc une mission bien périlleuse, même avec un clown pour le raconter..